samedi 26 mai 2018

1260 - Le gauchiste est collaborateur

Le déviant politique préfère les couleurs exotiques à sa famille patriotique. Il hait sa propre terre et adore les racines étrangères !

Il s’abreuve dans le sillon des traîtres tout en méprisant celui de ses aïeux.

Il s’enivre des eaux inabordables aux parfums inconnus et crache dans la soupe nourricière de ses parents !

Il estime que le pain faux est meilleur que le pain de France.

Il rend hommage non à ses ancêtres morts mais aux vifs oiseaux de passage se repaissant de leurs cadavres.

Ses amis ne sont pas ses frères de sang, de sueur et de combat, de peine et de courage mais les ingrats immigrés qui insultent la France, leur pays d’accueil. Et qui, aussi indécents qu’insolents, exigent d’elle respect à leur égard et rétributions en échange de leurs crachats !

Le gauchiste a la main sur le coeur pour les lointains agneaux boiteux mais abandonne ses enfants aux loups.

Il s’indigne des plus insignifiants bobos endurés à l’autre bout du monde et rit des larmes vraies que son peuple verse à sa porte.

Il vénère ce qui est à l'horizon et ignore ce qui est sous ses yeux.

Il prie pour tous ces ciels profanes d’ailleurs et se moque de ce qui gît sous ses pieds. Il respecte infiniment les autels qui ne sont pas de notre chapelle, idolâtre pieusement les cultes païens, admire les danses des primitifs et se gausse de nos clochers d’églises. C’est qu’il est volontiers bouddhiste, “charismatiquement” chamanique, fervent animiste ou bien très spirituellement athée... Mais Ô grand jamais chrétien !

Quelle horreur pour cette âme si sensible !

La chimère tropicale a pour lui plus de prix que le proche réel.

L’apôtre de la gauche s’est volontairement dénaturé pour pouvoir se vautrer dans la boue des autres. Au nom de son amour pour les causes nobles il chérit sans nulle honte le vice des envahisseurs parasites et geignards et non la vertu des héros déjà oubliés...

Le mirage des royaumes reculés, des peuplades perdues, des cultures éloignées aux histoires si différentes, aux moeurs légères ou aux valeurs volatiles qu’il idéalise jusqu’au délire et même jusqu’à son déracinement, vaut plus, selon lui, que le quotidien sacré des gens de son pays qui pleurent et souffrent, chantent et espèrent, travaillent et jouent, croient et sourient...

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=CpCgkvLGg4Y&t=24s

https://www.youtube.com/watch?v=-Jh1czTjpQ8

mardi 22 mai 2018

1259 - Cabinet d'avocats

Costumes fins et courtoisie glaciale de rigueur dans l’antre des plaideurs de toutes les causes !

Gagnées ou perdues, les affaires valent leur pesant de lucre.

Pour ces avides oiseaux aux grands airs, fervents défenseurs de leurs finances, tout mortel solvable est roi.

A leurs yeux le vice est rémunérateur, le doute juteux, la justice payante : ils touchent à tous les coups !

Vérité ou mensonge, peu leur importe : les deux options sont dûment monnayables. Et c’est ça qui compte.

Chez eux rien n’est jamais donné, tout est hautement tarifé. Innocent ou coupable, leur client est leur proie, leur sucre, leur source d”énergie. Leur morale, c’est le pactole.

Et non l’équité.

Avoir tort ou avoir raison, là n’est pas la question pour ces serviteurs du bien... Leur sens inné de la droiture est comme le sens du vent : il tourne dans la direction du moment.

Jouer avec les lois, contrefaire le vrai, avancer de biais afin de faire triompher l’intégrité de leur portefeuille, là est l’essentiel.

Sûrs de vos crimes ou bien convaincus de votre vertu, ils feront le maximum pour que vous leur régliez le maximum.

En cela, les avocats sont des âmes absolument incorruptibles, soyez-en assurés !

Mais heureusement pour les naïfs payeurs qui croient en la noblesse des gens de robe, ces volatiles éduqués au bec acéré soignent leur image feutrée : complets-vestons élégants et courbettes impassibles requis dans le temple des apôtres de tous les intérêts...

De quoi impressionner la galerie.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=MdmWqQJGGUw&feature=youtu.be

mercredi 16 mai 2018

1258 - Du sol au Soleil

Sa silhouette osseuse, ses formes anguleuses, sa féminité comme un silex tranchaient avec sa face astrale.

Son corps était une rocaille, son visage une écume.

Toutes les vulgarités du siècle se sont incrustées sur sa tête.

Mais sous le fard commun de son front brillait l’intemporelle et incorruptible lumière.

Farrah Fawcett abusa des lourdeurs et futilités de la mode avec grande maladresse et profonde bêtise. Cette rose parée de toc fut une outrance.

Mais le joyau est resté dans ma mémoire.

Ephémère dans son incarnation, éternel dans l’oeil de l’esthète.

Ce paysage d’ange avait-il besoin des strass hollywoodiens ?

Moins que jamais.

Qu’importe ! Ses artifices immondes n’ont jamais pu ternir l’originelle vérité : la beauté faciale de cette femme squelettique, malingre, à la chair insignifiante et à la ligne insipide, était surnaturelle.

Farrah Fawcett n’a pas eu sa statue mais un statut. L’icône n’a pas eu droit au marbre.

Son éclat fut retranscrit non dans la pierre auguste mais dans la bagatelle criarde. Bref, la pacotille en vogue au service du sublime...

Image surexploitée, usée, périmée. Et pourtant impérissable.

Enfilée par la grosse ficelle de son temps, elle était une perle galactique.

VOIR LA VIDEO :


http://farrah-fawcett.blogspot.fr/2018/05/33-du-sol-au-soleil.html

samedi 12 mai 2018

1257 - Les pâquerettes

J’aime les pâquerettes plus que toutes les autres fleurs.

Ce sont des soleils sortis de terre, des astres éparpillés au bord des chemins, des constellations semées dans les champs.

Bref, ces étoiles dans l’herbe me rappellent le ciel et ses hôtes de lumière.

C’est un peuple d’anonymes que peu de gens perçoivent, à l’image des lointaines lueurs dans le firmament.

Les pâquerettes sont simples, naïves, sages.

Elles rendent humbles les morts vaniteux qui gisent dans le sol et confèrent de la grandeur aux vers qui les rongent.

Asticots de la surface, elles sont les égales de la vermine qui se cache. Fleurettes et lombrics : deux mondes invisibles, ignorés, insignifiants aux yeux des hommes.

La rose sur les cadavres est un pur artifice, une sorte d’outrance contradictoire, un masque sur une grimace, tandis que la blanche corolle restitue aux choses leur vraie mesure.

Parce qu’elle est modeste, elle a sa place dans son petit carré de verdure, tout comme la pâle étincelle a sa place dans l’infini.

Toutes deux sont immenses car toutes deux brillent, chacune dans son univers respectif. L’une sur le gazon, l’autre dans le noir cosmique.

Mais nul ne les voit.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=6LKwmWgS8jo&feature=youtu.be