lundi 23 décembre 2013

1030 - Voix de la plume, loi de l'enclume

Je cultive des radis dans les cimetières en bénissant la rosée du matin et le feu du soir.

Je suis ivre de sombres vers et de vertes coquilles, saoul d’eau et sous le sceau du serment.

On m’a dit que les tigres viennent la nuit avec leur voix douce comme la foudre* et j’ai cru en leurs crocs.

Je me suis levé derrière le soleil face à l’amer rite. La Lune m’a envoyé l’air électrique du maître des âmes.

Avec leur voix douces comme la foudre” m’a-t-on dit... J’ai tondu la folle herbe, attendu l’ère étendue, entendu la tortue étalée sur l’aire des poires.

Je mange une enclume et vole une plume.

Des fruits du potager poétique je ferai une purée des champs et de la merde des fioles affolées je veux faire des pluies de vermicelle.

Je cultive des radis autour des ombres furtives et des tombes alourdies de siècles. C’est là ma vigne, dans le signe de la nuit et dans le sein aigre. Je crève des enclumes et bois des plumes..

“La foudre douce comme une voix de tigre”... Je vois des tiges floues sur une pomme qui sonne.

L’orage éclaire les bois, la poudre de verre gronde dans les fleuves où coulent les larmes des enclumes changées en hallebardes.

Et la plume se sauve, emportée par le vent doux de la folie.

 *Les tigres viennent la nuit avec leur voix douce comme la foudre - (Extrait des paroles d'une chanson)

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=CDCDHO31xno&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x3cj5mv

1029 - Seul à Noël

Comme chaque année je serai seul à Noël.

Isolé, coupé de mes semblables, loin de tout, sans personne pour célébrer cette nuit magique, sans compagnie pour partager un repas délicieux et animé.

Seul dans le silence, seul dans le froid, seul avec moi-même.

Et, comme chaque année, en apprenant ma solitude, mon isolement, mon repas frugal, des natures charitables me plaindront, se désoleront, se révolteront !

Mais il sera trop tard, Noël sera passé. Le mal sera fait. L’injustice non réparée. L’offense totale.

Et c’est exactement ce que je souhaite !

Que l’on me foute une paix royale en ce jour de recueillement.

Ces bons citoyens “au grand coeur” qui se croient serviables, généreux, humains ne sont que de gros abrutis, de communs dégénérés, des porcs impies et même des âmes dégueulasses pour qui Noël n’est qu’une bacchanale à partager avec d’autres handicapés moraux de leur espèce.

Les gens dans la misère, ce sont eux.

Eux qui ont perdu tout sens spirituel, réduisant dans leur pensée atrophiée, leur coeur corrompu, leurs moeurs dénaturées de gloutons primaires le Noël sacré, propre et saint à une stupide opération alimentaire et de communication avec les “mamies isolées” comme ils disent avec tant de puérilité, et autres “personnes en situation de détresse”... C’est à dire, en réalité, des esprits de qualité qui ont choisi de passer un Noël d’ermite, un Noël de belle spiritualité, authentique, délicieusement austère, aux antipodes de la sottise sociale et de ses impératifs consuméristes.

Ceux qui s’attristent de me savoir ne pas passer la nuit de Noël sous des rires et des guirlandes sont des misérables, des déshérités, des indigents intérieurs.

Pour les êtres d’envergure, s’il y a un jour dans l’année où ils sont heureux de faire abstinence de plaisirs profanes, soulagés de se retrouver enfin seuls, loin des agitations vulgaires, rompant enfin avec les futilités relationnelles, c’est bien le jour de Noël !

Mais ces ventres à deux pattes sur le point de réveillonner sont incapables de comprendre une chose aussi belle, simple et vraie.

Il leur faut des artifices pour se sentir “être dans la fête”, ils ont besoin d’objets brillants, de mots creux et de sourires clinquants. Ces ânes n’ont pas compris le sens intime de Noël. Au lieu de se retrouver avec eux-mêmes ils se diluent dans l’insignifiance des partages anodins et imbéciles de cadeaux sans valeur sacrale qu’ils revendront dès le lendemain sur E-BAY.

Ces ogresques incarnations émues par ma “solitude”, prêtes à “m’aider”, promptes à m’inviter sous leur sapin, à me communiquer leurs joie en toc et à m’adresser leurs risettes frelatées sous prétexte que c’est Noël sont de gentilles brutes, de béotiennes sensibilités à la bonne volonté maladroite.

Une humanité de minables dont il faut avoir pitié. Hermétiques à ma cause, dégradés par leurs habitudes matérialistes, écrasés par leur sort de ruminants, anesthésiés par leur existence horizontale, ces animaux sont dans l’incapacité de saisir ce qui dépasse la hauteur de leur conifère clignotant à clochettes.

Moi j’aime la beauté des nuits de Noël froides et paisibles, le mystère profond des étoiles au-dessus des vieux clochers ou bien la tourmente des éléments, la morsure du gel sur mes doigts, le charme d’une messe de minuit dans une petite église glacée où prient avec sincérité des paysans modestes.

Et chantent des voix humbles.

Pour moi la solitude et le dépouillement des nuits de Noël sont de véritables bénédictions en ce siècle de surabondances. Les personnalités éveillées de mon espèce recherchent cette exquise, libératrice, fraiche âpreté des nuits de Noël.


samedi 21 décembre 2013

1028 - La gloire de la femme soumise

Dans le domaine des rapports hommes-femmes je suis sans compromis. Ma conception de l’union conjugale est tranchée, saine, naturelle.

Je suis ce qu’on appelle un macho primaire, un véritable “arriéré”, un épais “poilu des cavernes” et bien “pire” même, selon les critères actuels de notre société peuplée de féministes avachis.

La femme pour moi doit être le faire valoir du mâle, son trophée social et intime, sa conquête soumise, son ombre obéissante, docile, éduquée.

Une femme aimante ne doit pas déprécier son seigneur, au contraire en toutes circonstances elle est tenue de l’honorer, de l’admirer publiquement afin de bien montrer son honnêteté conjugale, son dévouement à la cause machiste.

Une femme dont l’âme n’est pas corrompue par les hérésies féministes aime sa condition de créature vulnérable protégée par son maître et fait tout pour préserver sa féminité au lieu de la sacrifier à la cause d'idéologues pervers, comme le font celles qui se croient libres sous prétexte qu’elles violent les lois naturelles. Ces théoriciens de la religion de l’égalité entre les sexes inculquent aux esprits faibles que la femme peut emprunter les attributs de l’homme, qu’Eve peut singer Adam, que l’aube de Vénus ne se différencie pas du crépuscule de Mars, que l’eau peut imiter le feu et que la flamme ne se distingue pas de l’onde...

Pour moi une crevette reste une crevette, la Lune la Lune, un arbre un arbre, une femme une femme et un homme un homme.

La femme originelle est heureuse de servir l’homme entier. Malheureusement les mensonges des suffragettes ont perverti ce siècle.

Et aujourd’hui ce qui plaît au Ciel est honni sur Terre, ce qui est dicté par les lois du Cosmos est contesté, ce qui provient de la Création est remis en cause...

Les merveilles et nécessités inventées par la nature sont considérées comme contre-nature.

Résultat : la femme est devenue une exilée d’elle-même alors que sous le règne de la vérité elle était la reine de son phallocrate conjoint. Et sa chère liberté sottement conquise consiste désormais à s’enchaîner aux pesanteurs du mensonge féministe, à s’éloigner encore plus des principes sacrés qui jadis faisaient sa gloire, sa légèreté, ses charmes femelles.

Ce qu’elle appelle émancipation n’est qu’abâtardissement de sa pensée, alourdissement de son sort, bête et infructueuse rébellion contre l’ordre et la beauté créés par la volonté céleste pour son épanouissement et celui de son compagnon.

Ceux qui rejettent les richesses éternelles, essentielles, innées de la vie et les remplacent par l’artifice, la mode, l’idéologie du moment juste pour être dans le vent, en phase avec le dernier prophète en vogue du féminisme et non avec les mouvements fondamentaux de l’Univers, ceux-là se mentent à eux-mêmes et se rendent malheureux.

Vivent l’homme qui est homme, la femme qui est femme, vive la différenciation des sexes, vive la soumission féminine et la domination masculine, et vivent les couples harmonieux qui en résultent !

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://rutube.ru/video/b3d2ded577bffbb8e5ba353a323ed311/?pl_id=309616&pl_type=user

http://www.dailymotion.com/video/x1goc0d_la-gloire-de-la-femme-soumise-raphael-zacharie-de-izarra_news

jeudi 19 décembre 2013

1027 - IZARRA, cet astre amer

Raphaël Zacharie de IZARRA vous êtes un gros porc de macho primaire, un réactionnaire anti-homosexualité acharné, un affreux poète qui chante la Lune avec les pieds englués dans du fromage puant, un horrible inquisiteur qui depuis deux années espionne sa voisine célibataire du dessous, je veux parler de Coralie à qui vous avez même adressé trente-trois lettres amoureuses sans signature pour observer ses réactions, un sale égocentrique qui ne songe qu’à ses vidéos publiées sur INTERNET, un drôle d’expérimentateur qui a choisi la courtoisie pour mieux sonder les coeurs pourris, un méchant profiteur qui n’hésite pas à solliciter l’aide gratuite de vagabonds pour interpréter ses textes face à sa foutue caméra !

Fasciné par la beauté de feue Farrah Fawcett, hypnotisé par les clartés sélènes, interrogatif face à la froideur apparente de la grenouille, horrifié par les araignées, vous partez dans tous les sens, la tête dans une tombe le matin, les mains dans la merde l’après-midi, les chevilles enflées le soir en considérant avec immense complaisance vos oeuvres que vous jurez immortelles...

Par pure avarice vous menez la vie dure à votre soumise compagne Isabelle qui, la pauvre, est obligée de passer des hivers dans votre foyer glacé que vous refusez de chauffer depuis plus d’un lustre !

Vous fouillez dans les poubelles de vos voisins, délirez sur les canards glissant sur la Sarthe, crachez nocturnement sur la députée habitant au bas de chez vous sous prétexte qu’elle refuse de publier vos textes sur son blog, et après vous vous étonnez de passer pour un détestable goujat, un persécuteur de canards, un chiffonnier de dernière zone, un outrancier personnage fourrant son nez dans les ordures des autres !

IZARRA, vous n’êtes pas un aristocrate correct.

Cela dit vous présentez de louables aspects que je n’étalerai pas ici afin de ne pas alimenter les feux artificieux de votre nature infantile.

Vous employez souvent le néologisme “escargotique”. Ce n’est pas un reproche, juste une remarque, un détail peut être révélateur de vos propos parfois totalement bavasseux.

IZARRA, vous marchez avec sur la tête un caillou stérile, dans le ventre un diamant en digestion, entre les jambes un énorme point d’interrogation. Et sous vos semelles percées, un tas de casseroles.

A votre approche bien des gens se demandent qui vous êtes. Certains qui croient le savoir, mais se trompent, vous méprisent à cause de vos allures “d’éboueur à particule”, d’autres que votre étrangeté enchante vous saluent, bienveillants, puis regrettent leurs gestes et paroles après avoir lu vos textes. 

1026 - Vivent les gagnants !

Moi j’aime cracher sur les perdants et encenser les gagnants.

Je ne me gêne absolument pas pour adresser mon mépris aux déconfits, mon admiration aux champions.

Je déteste ceux qui galèrent, je veux parler de ces minables qui n’arrivent jamais aux sommets qu’ils convoitent, et lustre sans complexe les bottes des autres, mes préférés, ceux qui réussissent, les collectionneurs de lauriers, les vainqueurs, les rois.

Parce que la réussite appelle la réussite et l’échec engendre la ruine et inspire la déconsidération, je cherche les loups et fuis les agneaux, flatte les forts et injurie les avortons, aide les chefs de peloton et mets des bâtons dans les roues des faiblards.

Publiquement je félicite les gagnants, les flagorne sans retenue, leur chante les plus belles louanges, tandis que pour mieux les humilier aux yeux du monde, j’enfonce de mon talon vengeur et impitoyable jusque dans les dernières profondeurs boueuses de leur échec ces salauds de perdants.

Pas d’hypocrisie sur le fond : je préfèrerai toujours les gens fortunés aux crève-la-faim, la richesse à la dèche, les intelligents aux sots, les premiers aux derniers, les rires aux larmes, l’éclat à l’insignifiance.

Je profite systématiquement de l’ascension des chanceux pour monter moi aussi, au lieu de les critiquer stérilement, méchamment comme le font les jaloux et les sinistres imbéciles. Dès qu’un petit devient géant, même si la veille encore je le blâmais sans état d’âme, je viens aussitôt me prosterner à ses pieds pour le féliciter, le combler de glorifications, l’étourdir de compliments.

La courbette est chez moi le moyen le plus efficace, le plus doux et le plus intelligent de toucher les coeurs galvanisés par le succès.

La fourberie, la juste attitude que méritent tous ces seconds rôles dont les oeuvres sont lamentablement vouées à la médiocrité.

Mais attention ! Malheur aux lions qui naufragent ! En ce cas, sans la moindre indulgence et avec fracas j’étalerai contre leur face déchue ma semelle méprisante, écraserai très durement leur visage contre la poussière de leur perte afin qu’ils en goûtent l’âpre saveur.

C’est ainsi que je conçois mon élévation sociale et il n’est nullement question de morale là-dedans mais bel et bien de moyens d’actions.

Seuls les éternels pleurnichards, c’est à dire les pigeons, me condamneront.

samedi 14 décembre 2013

1025 - Lily

Texte biographique.

Dans mon enfance à Warloy-Baillon il y avait une naine nommée (ou surnommée ?) Lily.

Etrangement je ne sus jamais son nom de famille. Ou j’ai oublié. Mais je crois me souvenir, ironie du sort, qu’elle s’appelait Lily Lenain (ou Lenin). Sans en être vraiment certain... Bref, c’était une naine et elle était surtout connue dans le village pour cette unique raison.

Pendant la première période de l’âge puéril je fus à la même hauteur qu’elle, puis très vite, vers six ans, je la dépassais d’une tête si bien que je la considérais comme une enfant plus petite que moi. Je me souviens d’ailleurs que, dès lors que j’étais devenu plus haut que trois pommes, elle sollicitait mon aide avec soulagement pour poster son courrier, ne parvenant jamais à atteindre la boîte du bout de son seul mètre (et quelques centimètres).

Lily travaillait dans les fermes de la commune, adaptant l’ouvrage à son nanisme. Elle s’activait essentiellement l’hiver, se consacrant sans ménagement à la récolte et au conditionnement des endives, une spécialité agricole de cette partie de la Picardie. C‘était une travailleuse, une femme sérieuse, âpre à la tâche, endurante, bien qu’elle se montrât volontiers rieuse, avec un sens de l’humour marqué.

Je ne me posais jamais de question sur son existence, son passé, ses pensées, ses rêves, ses sentiments, pour moi elle faisait partie de l’environnement familier de mes années ingénues, elle avait toujours existé en tant que “vive tortue” trottinant dans les rues de Warloy-Baillon. C’était une vieille poupée bancale, une éternelle enfant par la taille, une vieillarde dans le regard, un grand silence quant à sa vie.

Jamais elle ne causait à propos d’elle-même, d’où elle venait, de sa famille, de son infortune, etc.

Si bien que je ne lui prêtais pas d’histoire, nulle jeunesse, point de parents, aucun drame ni bonheur intime. A mes yeux cette silhouette aux gestes de statuette et aux désirs modestes avait toujours été et serait toujours. Figée dans son invariable apparence et ne suscitant guère plus de curiosité ni le moindre questionnement.

Je la réduisais principalement à son nanisme, comme tous les gosses qu’amusent la vue des êtres débiles, boiteux, bossus. Cependant Lily manifestait assez de rires et de gentillesse autour d’elle, quoi qu’elle fût assez discrète, pour faire quelque peu oublier son infirmité. Aussi  sa vue m’inspirait-elle à chaque fois bienveillance et franche amitié. Bien entendu je la tutoyais depuis toujours, en dépit du grand écart d’âge nous séparant.

Je la revois cheminer à petits pas brisés la rue menant chez elle, affable, bien élevée mais secrète. Pour ne pas dire fermée. Avec pudeur je crois. Ou par simple indifférence... Ou fierté. Comment savoir ?

Je suppose qu’elle n’est plus de ce monde à l’heure où j’écris ces lignes, à moins qu’elle ne soit centenaire... Toujours est-il que jamais je ne connus le lot de Lily. Mais je suppose que son sort fut pénible, ses peines lourdes à porter, ses joies humbles.

Un destin solitaire, difficile, cruel, pesant. Ou joyeux et épanoui peut-être, qu’en sais-je vraiment après tout ? Mais je crois qu’elle souffrit, sous sa continuelle réserve, d’avoir sans cesse dû lever les yeux vers ses semblables.

J’ignorerai à jamais ce qui existait par-delà cette image de “pantin cassé” traversant à petites enjambées les longs jours de mon enfance. Qui se souvient encore d’elle ?

Je l’imagine devenue soeur des géantes constellations, consolée de sa terrestre épreuve par d’immenses gerbes de lumière cosmique, voyant désormais tout en grand, jouant avec les étoiles telles des boules de Noël en compagnie des hôtes de l’Olympe avec qui elle partage une juste félicité et saluant comme toujours de bon coeur les astres qu’elle croise là-haut dans son ciel sans limite comme elle saluait les gens qu’elle croisait dans les rues de Warloy-Baillon.

VOIR LES TROIS VIDEOS :

dimanche 8 décembre 2013

1024 - Les baiseurs de Lourdes

Lourdes : capitale mondiale de la bonne soeur légère en attente de se faire joyeusement sauter la carafe à frites !

Par brochettes entières, des nonnes vertes comme des courges se font prestement enfiler par des hordes de cerfs en soutanes entrés dans les ordres par irrépressible attrait de la robe. Voilà la célèbre farce de Lourdes...

Mais Lourdes c’est aussi un sacré bordel, pardon, un bordel sacré où chacun à sa chance : déniaisement assuré pour tout novice en mal de grotte.

L’eau de Lourdes c’est le nectar des paillards, la liqueur des vicaires, la gnôle des pignoles, la cuve des curés.

Et la cure des enculés.

A Lourdes face au sanctuaire jamais scout ne pâlit. Il faut dire que la forte concentration de cierges incite au péché.

A la pêche à la morue je veux dire.

Il paraîtrait, au dire des pèlerins les plus assidus, que la vive bénédictine serait plus aisée à explorer que l’austère clarisse. Question de longueur d’onde... Les premières seraient très ouvertes au culte. De la Vierge, j’entends. Les secondes plutôt contestataires au labourage direct des zones potagères.

Il en résulte que les unes aiment voir la rose sur le pieu quand les autres préfèrent le pieux arrosage.

Bref, à Lourdes il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses et toute la famille !

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samedi 7 décembre 2013

1023 - Allégeons Lourdes !

Lourdes : indigeste cité où coule le mensonge comme un camembert puant et où règne la plus sotte hystérie religieuse...

Capitale planétaire de l’arnaque spirituelle, cette ville est poisseuse de bondieuseries, de chasteté écoeurante et de mollesse intellectuelle.

Là-bas les larmes tarifées de la crédulité plébéienne dégoulinent pieusement et certainement. Par flots industriels, pour dire la vérité. La grotte suinte sacrément la bêtise, l’hérésie et l’urine rance de la foi qui fait mal au foie.

L’escroquerie des Vierges en plastique vendues à prix d’or -et même à prix dérisoire- vaut celle du trafic officiel de cierges brûlant à hautes doses horaires.

Lourdes est pesante et non-pensante. C’est une enclume de fausseté et de merveilleux dupontesque plantée dans un sol stérile. Un miracle de connerie humaine.

Voilà une ville-farce confondant la vertu évidente qu’elle n’est pas avec la verrue clinquante qu’elle est.

Lourdes est le Las-Vegas de l’Eglise.

Un jackpot exploitable toute l’année, une machine à sous magique pour éternels perdants heureux de se faire plumer par les anges économiques.

VOIR LA VIDEO :

https://rutube.ru/video/a838fde5bdfd369f0e2b5bf1a5435142/

https://www.youtube.com/watch?v=W4TBXzStpj0

http://www.dailymotion.com/video/x2zd31b

1022 - Un sourdingue surdoué

Il a le front orageux, le regard furieux des grandes âmes sombres et lumineuses.

Ses cheveux sont des flammes. Ses sourcils de la cendre. De sa gorge rude sortent des grognements d’ours. Sur ses tempes, des flots d’amertume.

Ses larmes lui ressortent par les oreilles.

Cet animal est sourd. Pourtant son ouïe débile est un temple.

En lui, la folie du génie. La maladresse de l’idiot. L’allure du bohémien.

Il a l’avachissement du vieillard mais la hauteur de l’enfant. Avec ses trompettes dans le coeur, son tambour dans la tête et ses cordes sous la semelle, il va, sensible à la brise, attentif à la tempête, imperturbable.

Asocial, il est à l’écoute des murmures de la pluie, du chant des chats de gouttières, des cris de chouettes et de l’infini. Sa surdité le rend spectral, bestial, humain.

Auguste vagabond, il erre quiètement sous la Lune. A la ville il est pastoral. En pleine campagne il rêve de gloire.

Et face au public, devient gauche.

Il mène son monde à la baguette mais est incapable de se gouverner pour les choses domestiques. C’est une ombre vaste et solennelle qui adoucit les siècles et fait gronder les étoiles.

dimanche 1 décembre 2013

1021 - Eloge de la pitié

Il y en a qui font la promotion de l’humanitaire, de la solidarité universelle, de la fraternité d’inspiration purement laïque, mettant en avant leurs désintéressés sentiments égalitaires, leur respectable -et exportable- conscience républicaine, leur progressiste sens social...

Leurs nobles élans pleins d’idéaux séculiers, qu’ils soient politiques ou apolitiques, ont ceci de commun qu’ils sont dénués de toute notion de pitié, jugée dégradante, humiliante, dévalorisante. Pour leurs auteurs comme pour leurs destinataires.

Moi, j’aime éprouver de la pitié envers mes semblables et bien le leur montrer, la cultiver, la défendre, la promouvoir. Et je veux réhabiliter cette divine compassion qui redresse les esprits tordus, angélise les pauvres diables, relève les “écrasés du sort”, bref soulage toutes les misères, honore non seulement leurs zélateurs mais également les déshérités, les éclopés, les êtres déchus à qui elle est destinée, au lieu de les diminuer comme on le croit à tort.

Refuser la pitié des autres, c’est faire preuve d’orgueil et d’indécence : l’objecteur dont la fierté est mal placée devrait être puni pour ainsi rejeter la main secourable inspirée par les gonflements du coeur charitablement ému !

S’interdire de ressentir de la pitié à l’égard d’autrui au nom de la “dignité républicaine”, du “respect de l’image de soi et de son prochain” ou de tout autre prétexte gauchiste ou de pseudo générosité, c’est nier le caractère sacré de cette douce flamme biblique, bafouer la vraie grandeur d’âme, offenser le véritable esprit de bienfaisance, injurier les authentiques valeurs spirituelles.

Ces “belles sensibilités” sous des dehors glorieusement humanitaristes dénigrent la pitié pour la remplacer par les agnostiques froideurs de la “raison citoyenne”, par d’impies mais équitables ferveurs médiatiques, par d’irréligieux mais civiques calculs si chers au “Téléthon” qui les matérialise sur écran géant avec trompettes et télégéniques artifices..
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La pitié, politiquement très incorrecte, a été évacuée des coeurs humains.  Disparue de la circulation intérieure.

Telle est l’oeuvre de l’esprit satanique de notre société à qui la pitié fait honte.

Les “Restos du Coeur”, réponse alimentaire à la pénurie des salaires, certes efficace mais dénuée de toute idée de pitié par prétendu respect envers leurs bénéficiaires (qui souvent se sentent humiliés), ne sont ni plus ni moins qu’une vaste et neutre mangeoire nationale pour ventres humains en mal de remplissage. Le “Téléthon”, une industrie hospitalière. L’aide aux plus démunis, une simple loi socialiste.

Bref, sans la pitié l’affamé se résume à un vulgaire animal à nourrir, l’infirme à un outil à réparer, le pauvre à une statistique.

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Liste des textes

1328 - Je suis apolitique