lundi 17 décembre 2012

DEPARDIEU CHEZ LES BELGES

Des citoyens français se sentent offensés par le choix de Depardieu de s’exiler en terre belge sous prétexte que la raison de cette fuite est strictement financière.

L’argent est à ce point sacralisé par notre société et les adeptes de ce culte tellement obsédés par ses éclats que TOUT est jugé à travers son prisme. Aux yeux de ces esprits triviaux et mesquins l’argent est la priorité numéro un conditionnant tous les aspects de leur vie sociale, politique, culturelle...

Depardieu s’est abstrait de l’impôt sur la fortune. Il y a donc baisse de profit pour la France. Moi-même je ne nie pas cette vérité. Il y a effectivement perte fiscale pour le pays.

Oui et alors ?

Comme si c’était là l’argument suprême permettant aux “honnêtes gens” d’injurier le “fautif”. L’argent qu’un citoyen soustrait à son état par exil interposé ne donne pas pour autant de droits supplémentaires aux autres membres de la société se considérant lésés (de manière toute subjective d’ailleurs), et surtout pas celui de l’insulter, de le condamner, de le haïr ! Si Depardieu était parti pour la beauté du paysage belge, personne ne lui aurait fait le moindre reproche. Mais dès qu’il est question d’argent, le peuple voit rouge.

Loin de ces considérations vulgaires au sujet de l’argent, j’aimerais rappeler l’essentiel : ce qui fait la spécificité de notre démocratie, c’est la liberté de s’en extraire volontairement, le choix pour tous de s’exiler afin de trouver mieux ailleurs. Mieux selon des critères personnels, culturels, familiaux, matériels, politiques, idéologiques, etc.. 

Je ne vois pas en quoi Depardieu serait un mauvais citoyen parce qu’il trouve avantage de vivre en Belgique... Au contraire il donne l’exemple de l’espoir et du courage en exerçant sa souveraine liberté de trouver asile hors de son pays natal. Peu importe sa justification. Cela ne nous regarde même pas. Et même si la cause de son départ est effectivement l’argent, où est le mal ? 

Le principal est qu’il ait trouvé l’atmosphère belge plus respirable, qu’il se sente plus heureux, plus libre, plus fortuné, plus sage ou plus fou là bas plutôt que chez nous. Que je sache, la constitution française n’exige pas d’explications de la part de ses citoyens en mal d’horizons nouveaux : elle les laisse franchir ses frontières sans entrave ni jugement. Chaque français est libre de quitter sa patrie, quel qu’en soit le motif. C’est cela la grandeur de la république.

Théoriquement.

Malheureusement c’est sans compter ces justiciers de la petitesse se donnant le droit de juger leurs concitoyens pour de viles histoires d’argent, leur sens de la justice se bornant minablement à cette seule forme de réalité qu’ils semblent connaître dans l’existence, ou plutôt la forme de réalité qui leur est la plus chère : la réalité bassement économique.

mardi 11 décembre 2012

976 - Eloge de la "vie virtuelle"

Les esprits sans profondeur opposent la densité, la richesse des occupations culturelles, intellectuelles ''(ou mêmes plus simplement ludiques) des gens passant leurs journées sur INTERNET aux vaines agitations et vacuités de leur quotidien passé loin de la toile, persuadés qu’ils sont qu’une bonne grosse conversation sur le beau temps avec leur concierge vaut mieux que le visionnage d’une vidéo instructive ou la lecture d’un article de fond. Ils prétendent que la “vraie” vie c’est la vie sans INTERNET, comme si le NET équivalait à un songe...

La “vie virtuelle” telle qu’elle est perçue de façon péjorative par ces critiques n’existe pas : tout ce qui est expérience humaine est réalité.

Converser avec un ami en face à face n’est ni plus virtuel ni plus concret qu’échanger avec lui des mots par mails ou des paroles à travers une webcam. L’écran n’altère en rien la qualité ou la valeur des échanges.

Au contraire, certaines vérités peuvent même plus facilement sortir par écrans interposés. Les rapports sociaux rapprochés parasitent parfois le discours. Par exemple un esprit averti fera preuve de diplomatie -aux dépens de la vérité- face à un interlocuteur primaire, bileux ou violent, à qui il ne confiera pas toute sa pensée. J’ai souvent constaté la chose dans les relations sociales directes : la proximité des interlocuteurs n’est pas nécessairement un gage de probité intellectuelle de leurs échanges. Des facteurs humains, psychologiques, socio-culturels, affectifs interviennent, faussant la sincérité des propos.

Grâce à l’écran d’ordinateur, l’essentiel est perçu, le reste oublié. C’est peut-être cela qui insupporte tant ces gens : ils appellent les rapports strictement cérébraux ayant lieu sur INTERNET de la “NON VIE”. Peut-être parce qu’ils préfèrent l’artifice conventionnel et l’emballage social vides mais sécurisants des rapports humains directs...

Arabesques d’inanités plus confortables à appréhender que le froid, sec, vif tranchant de la lame purement intellectuelle... Il est en effet plus facile de papoter sur la météorologie avec la brave Madame Michu en nommant cela “la vraie vie” que d’admettre son incapacité à argumenter avec intelligence sur des sujets sensibles.

“Vraie vie”, voici en outre une parfaite illustration de ces termes passe-partout, vagues, abusifs, à forte connotation dépréciative et pour tout dire d’une incommensurable sottise que certains utilisent, sans jamais les analyser, en guise d’argumentation finale. Or ce concept demeure particulièrement inepte. “Vraie vie”, un paradoxe. Une notion dénuée de sens bêtement validée par les habitudes de langage de ceux qui confondent réflexion avec immatérialité ou “non vie” et qui justifie surtout leur existence paresseuse.

La vraie échappatoire n’est pas INTERNET mais la brave madame Michu.

Au vu de ces considérations, la vie “réelle” de ces esprits sans pénétration est beaucoup plus superficielle et futile que celle des internautes avisés.

Les âmes inconsistantes pensent que ce qu’elles appellent “le réel”, c’est à dire tout ce qui se passe hors d’un écran d’ordinateur, fait exclusivement partie de la vie, tandis que ce qui traverse l’écran, serait de la non vie ou pour être plus exact de la vie factice, donc sans valeur... Que je sache, écrire à la main sur une feuille de papier, contempler un paysage, écouter le son d’une rivière, envoyer un mail, regarder une photo sur écran, écouter de la musique issue d’un fichier mp3, tout cela fait partie de la vie humaine, de son expérience, de sa richesse.

Entre le sable sur lequel on trace un signe du doigt, la feuille de papier sur laquelle on écrit à la plume et l’écran d’ordinateur à travers lequel on envoie un mail, fondamentalement il n’y a aucune différence. Ca reste de l’écriture.

Sous prétexte que des idées volent d’un cerveau à l’autre en circulant à travers un réseau INTERNET (sans courts-circuitages ou déformations, interprétations que constituent les mimiques, odeurs, postillons) elles auraient moins de valeur ?

Qu’une image soit constituée d’octets informatiques ou d’ondes lumineuses, l’information, la beauté et la vérité de cette image demeurent les mêmes. Pour être parfaitement honnête les images en haute définition captées par des appareils de photos numériques sont bien plus intéressantes que celles perçues directement par nos yeux à partir de leur source naturelle... Difficile à faire accepter aux êtres primaires prisonniers de leur sens visuel, victimes de leurs préjugés !

Comme les lunettes corrigeant la vue faussée des myopes, l’écran d’ordinateur permet de voir plus finement les réalités de notre monde.

Prétendre qu’INTERNET ce n’est pas la “vraie vie” est aussi stupide qu’affirmer que les bigleux sont en permanence dans un monde irréel sous prétexte qu’ils portent des verres correcteurs ou qu’un astronome vit dans un  univers imaginaire parce qu’il passe ses nuits à scruter le zénith à travers son télescope et ses jours à faire des calculs relatifs à ses observations ! Bien des gens prennent tout ce qui est abstrait -ou plus idiotement tout ce que leur oeil ne perçoit pas- pour du vent.

D’ailleurs dans les relations de proximité, il y maints écrans qui interfèrent avec les interlocuteurs, sauf que ces intermédiaires sont invisibles. Et pourtant ces écrans sont bien tangibles. La réalité des profanes se limitant à ce qu’ils perçoivent avec leurs seuls yeux et deux oreilles d’âne et non, plus subtilement, avec leur mental, leur intellect, voire leur sensibilité, ceux-ci sont incapables d’admettre, de détecter, de percevoir la présence envahissante de ces paravents dans leurs rapports sociaux “naturels”.

Un écran n’a pas nécessairement une forme rectangulaire. L’air qui véhicule les mots oraux que se communiquent deux concierges s’enquérant de la température de l’air n’est ni plus ni moins qu’un écran, une interface, un rideau palpable, réel, concret contre lequel est projeté leur petit film verbal.

Il y a aussi des supports mentaux : un conditionnement culturel peut tout bonnement constituer un voile opaque. Placez un Pygmée issue de sa jungle en face d’un Esquimau encore givré des perles de son igloo : on assistera à un non échange entre deux personnes se faisant pourtant face...

INTERNET est le prolongement cérébral, esthétique, philosophique, etc., de ceux qui par leur finesse, leur acuité, leur hauteur, leur évolution ont accédé à des activités subtiles, c’est à dire mentales, intellectualisées et même spiritualisées.

La “vraie vie” ou la “non vie”, la “no life” comme on dit, sont des absurdités.

Il y a juste la vie avec ses incroyables potentialités, ses éclats intérieurs et ses merveilles visibles, et puis il y a ceux, les moins éveillés, qui de manière fruste la bornent à leur environnement immédiat, strictement matériel, inconscients qu’ils sont de se murer dans leurs seules certitudes oculaires...

VOIR LA VIDEO :

vendredi 30 novembre 2012

975 - FACEBOOK vous embobine !

Cette vidéo est une bombe : 




Un explosif destiné à détruire de l’intérieur le célèbre réseau social, le plus abêtissant et pernicieux jamais conçu, j’ai nommé FACEBOOK. Rompre les barreaux dorés de cette prison mentale aux allures si conviviales pour mieux dénoncer l'ignominie de ses orientations idéologiques et libérer ses adeptes de ses influences délétères.

Par la contagion d'une réflexion indépendante chez ses membres les plus éveillés, je souhaite briser cette vaste chaîne de décérébration planétaire en injectant de fortes doses d’intelligence entre ses maillons les plus dupontesques.

Censures à tous niveaux, formatage des esprits et nivellement des sensibilités à l’échelle mondiale au bénéfice des doctrines politiques et intérêts hégémoniques d’une Amérique brutale, vulgaire et inique... Vous connaissez tous la chanson. Est-il besoin que je vous énumère dans les détails les classiques, rebattus, banals mais très réels dangers de FACEBOOK ?

Tellement entendus que peu de gens y prêtent encore attention, et c’est précisément ce qui fait la force de cette structure aux apparences si inoffensives : faire passer les critiques du système FACEBOOK pour des arriérés solitaires, des trublions anti-sociaux à la traîne du prétendu progrès facebookien, voire des intégristes anti-yankees primaires empêcheurs de facebooker en rond.

Et pendant ce temps, la pieuvre FACEBOOK s’engraisse de sang neuf.

Elle opère quiètement dans une allégresse embaumée des plus flatteuses fumées démocratiques, une sorte d’hystérie lénifiante si je puis dire, généralisée au globe entier, allégresse et fumées couvrant les bruits de digestion et masquant les mauvaises odeurs de la bête qui le dévore en douceur, ce monde anesthésié en pleine fête informatique !

FACEBOOK veut faire de chacun de vous un pion à la solde de l’Oncle Sam, un bouffeur de pétrole, un défenseur des forces de la douleur... pardon du dollar, un allié de la dictature mondiale actuellement mise en place avec des subtilités assassines par des machiavels arborant la flamme constellée de ce pays que tous vous portez dans votre coeur.

Bref FACEBOOK vole à chacun des petits soldats virtuels involontaires que vous êtes, disponibilité, lucidité, liberté, dans le but de servir les causes mensongères de cette Rome moderne qui, en dépit de ses criminels agissements, continue de vous fasciner, vous les complices.

dimanche 25 novembre 2012

LES ANTI-AÉROPORTS VOLENT BAS !

Les écologistes luttent contre l’ambitieux projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes parce que, selon eux, ce serait “détruite la planète encore un peu plus” d’ajouter une nouvelle structure aéroportuaire au milieu de la nature.

Voilà un bel exemple d’’écologie bête et méchante !

Ces arriérés souhaitent donc un retour aux temps des cavernes ?

En plus, et c’est un argument non négligeable pour la défense du projet, c’est très beau les avions !

A la place du futur aéroport ils veulent continuer à cultiver des patates dans les champs, comme si en France on crevait de faim et que l’on était à quelques parcelles cultivables près !

L’hystérie écologique mène vraiment à des raisonnements insensés...

Construire, avancer, élever, gagner du terrain, s'envoler, c'est ça qu'on appelle la civilisation. 

Le propre de toute civilisation c’est précisément de se civiliser à travers ses édifices et projets. Or le projet d’aire d’atterrissages, c’est la plus belle marque de notre évolution.

En outre la beauté est une cause majeure qui fait avancer le monde !

Le bruit des avions, c'est de la musique. La musique du génie humain.

lundi 19 novembre 2012

LES GRANDS VAINS

Ils ont pris rendez-vous longtemps à l’avance chez leur opticien.

Arrivés à l’heure, ils prennent place avec grande solennité dans la boutique aussi grave qu’une une église dédiée à l’optique.

Ambiance feutrée, regards confidentiels. Ici on parle à voix basse.

On se croirait dans une pharmacie parisienne qui en imposerait aux provinciaux impressionnables...

Ils entrent très progressivement dans le vif de leur cher sujet avec des airs pénétrés, des attitudes de gens importants qui s’entretiennent d’affaires sérieuses.

Une demi-heure est tout juste suffisante pour choisir convenablement la monture de leurs lunettes de rechange. D’interminables minutes sont ensuite consacrées à la forme de leurs verres, à la sélection de leur anti-reflets, bavassant sur leur assurance de remboursement, réfléchissant encore sur la couleur de la monture, revenant sur leur décision, réessayant d’autres lunettes... Comme s’il était question de grands vins.

Moi j’arrive, demande la monture la moins chère, un produit standard que j’essaye à peine, opte pour les verres les plus simples, paye, signe et part. La chose s’est conclue en deux minutes.

Que les gens sont vains, egocentriques, inconsistants lorsqu’il s’agit de porter des lunettes !

Il faut dire que les opticiens font tout pour sacraliser, médicaliser le choix de lunettes...

Moi ce matin mon opticien je l’ai épaté ! Je crois que je suis le client le plus rapide -et surtout le plus simple- avec qui il a eu affaire dans toute sa carrière.

Les lunettes pour le français moyen c’est comme la bagnole : un objet purement utilitaire mais dans lequel il projette une grande part de sa fierté, juste pour le prestige social. Autrement dit pour la vanité.

Quand je pense que tant de gogos perdent temps, argent, énergie, mais surtout abandonnent toute décence dans le choix dune banale paire de lunettes... Manipulés par les publicistes, forcés par la pression sociale, illusionnés par le miroir de leur nombril, ils vont chez leur opticien comme on va chez un confesseur à qui on parle yeux dans les yeux. Il y est question d’image de soi, de qualité de vie, d’argent.

Alors que, et j’en suis la preuve vive, tout peut se faire rapidement, à moindre coût et en toute simplicité !

LA FIN DES HARICOTS ENTRE ISRAËL ET LA PALESTINE ?

Le conflit entre DES israéliens et DES palestiniens ne nous concerne nullement.

Certes c’est triste mais il n’y a rien à faire, juste à attendre qu’ils règlent leurs problèmes entre eux. Ou ne le règlent pas et s’auto détruisent, ce qui serait aussi une solution puisque ce serait la seule dans la logique où ils se sont mutuellement engagés. Donc la bonne.

Quoi qu’on fasse, dise ou pense, cela ne changera rien. S’ils ont envie de se bombarder entre eux pour une parcelle de désert, laissons-les faire sans prendre parti. Rien ne pourra les stopper s’ils ont vraiment envie d’en découdre entre eux. L’indifférence est même la seule chose qui pourrait encore faire évoluer positivement les choses.

Moi je prends le parti de laisser DES israéliens agresser DES palestiniens. Dans quelques mois, quelques années, quatre ou cinq décennies ils en auront marre de tourner en rond et trouveront une solution pacifique. En attendant occupons-nous de nos potagers, c’est la meilleure action à opposer au feu martial des uns et des autres, qu’il soit juste ou non selon leur point de vue respectif. La cause de mes carottes est plus urgente à mes yeux que ce conflit sans queue ni tête qui ne produit aucune patate comestible.

Certes selon moi Israël se comporte en agresseur et voleur de terres à l’égard de la Palestine, mais en fait je m’en moque, je ne prends pas parti.

La vraie beauté c’est de s”occuper de choses positives. Rien que le fait de ne pas prendre parti, de détourner les regards de ces belligérants, cela désamorcera un tant soit peu les bombes de mauvaises volontés.

La contemplation des légumes de mon potager me sauve de la sauvagerie qui m’entoure. Les choux-fleurs, les navets et les poireaux recèlent des trésors de sagesse et de paix que j’exploite sans retenue, totalement détaché des folies du monde que je suis.

La soupe izarrienne est un mets qui a la saveur de l’intelligence et de l’éternité. Alors profitons-en tant qu’elle est fumante.

Raphaël Zacharie de IZARRA

VOIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=TiP06_6bics

http://www.dailymotion.com/video/x46p8mw

http://www.dailymotion.com/video/x2g38dv_israel-palestine-fin-des-haricots-raphael-zacharie-de-izarra_school

https://www.youtube.com/watch?v=B7OeL8v5GzI&feature=youtu.be

mercredi 31 octobre 2012

RAM-DAM POUR NEW YORK, SILENCE POUR LA LUNE...

Suspect ram-dam des médias pour des peccadilles météorologiques faisant frémir quelques gratte-ciels à New-York alors que des tempêtes d’évènements autrement plus fracassants se déroulent ailleurs dans le monde !

En quoi la vie des amerloques nous concernerait-elle plus que celle des chinois de shanghai ou des indiens de New Delhi ?

En vérité je sais bien que les mentalités et sensibilités occidentales sont instinctivement toutes tournées vers ce pays phare qui monopolise les attentions médiatiques et consciences dupontesques, comme si l’Amérique devait légitimement concentrer à elle seule les regards du monde entier sous prétexte qu’elle produit les pires modèles hollywoodiens et coca-coliens censés être les références culturelles des classes moyennes de la planète...

Cessons de nous faire mener à la baguette par ces médias à la botte de la cause yankee, refusons d’être les complices de l’irresponsabilité journalistique,  ne nourrissons plus cette stérile fascination pour les menus faits concernant l’Amérique, boycottons l’oppression médiatique qui fabrique les pensées de masse, dénonçons les manipulateurs des journaux télévisés, contestons les choix partiaux de la presse qui orientent nos opinions, façonnent nos compassions, jouent avec notre émotivité, imposent nos goûts esthétiques, conditionnent notre morale, toujours dans le même sens : celui de l’Amerloquie et de ses valeurs !

Sandy est une bruyante écume dans le bidet de toilette de l’Amérique qui détourne les veaux des vrais drames silencieux qui se passent dans le reste du monde.

Raphaël Zacharie de IZARRA

dimanche 28 octobre 2012

974 - Névroses à la naphtaline

Depuis trente ans la couronne mortuaire desséchée croupit au fond du placard de la vieille fille, exhalant des effluves voluptueusement âcres, rances et mystérieux. C’est son trésor à elle, sa relique chérie, le point de départ de ses ivresses passéistes. Trente ans d’abstinence sexuelle enragée. Trois décennies de plaisirs délicieusement inassouvis...

Chaque dimanche elle va polir le tombeau familial de ses caresses glacées occasionnellement mêlées de postillons (issus des psalmodies de ses inintelligibles prières), vêtue de son légendaire manteau. Rigide. Plombé par un siècle de retard sur la mode. 

Avec son allure d’une époque révolue, elle ressemble à une statue en marche vers des souvenirs jaunis. Une marche arrière en réalité, grotesque et troublante, en direction de la poussière. Une fuite à reculons.

Sur la cheminée de sa chambre, de vieilles photos voilées par le temps présentent des visages graves de gens morts et oubliés. Comme de pâles fantômes en noir et blanc. Figés dans le silence pieux de cette pièce au relent de cadavre, aux couleurs d’ennui.

Au-dessus de son lit, désert de sècheresse, véritable temple de tristesse, éden de chasteté interdit aux hommes, bref sanctuaire de sa solitude, un crucifix rouillé veille sur la pureté de son hymen.

Ce chignon ambulant affectionne les atmosphères pesantes, austères et sinistres des dimanches de pluie passés à coudre en songeant au passé dans la pénombre de sa demeure honnête et navrée. Avec pour seules compagnies le grand corps froid en bois de l’horloge et le chant monotone de la théière suant sur le feu.

Le “cercueil debout qui sonne les heures” est d’ailleurs la seule silhouette vaguement humaine avec qui elle a des rapports un tant soit peu intimes. Le soir en la remontant elle lui confie les menus évènements survenus dans sa journée vide, que ce soit à propos d’un dé à coudre égaré ou d’un oiseau venu chaparder quelque miette de vieux pain, lui parle de son existence de recluse, de ses errances au cimetière, de son renoncement à la chair, de sa mort, enfin de tous ces sujets insignifiants, mais surtout morbides, qui lui sont chers.

A cinquante ans, cette plante sans saveur aux formes atrophiées par des années de prières hypocrites s‘est subitement enflammée pour son curé, un trentenaire séduisant et musculeux au regard cérulescent dont elle convoite les mâles faveurs depuis sa rêche alcôve (en prenant soin lors de ses fièvres lubriques de retourner le crucifix).

Après quelques vaines, pathétiques et calamiteuse tentatives de séduction auprès de cet improbable objet de culte amoureux, blessée de n’avoir point été désirée par l'éphèbe d’église, elle s’est définitivement réfugiée dans ses névroses.

Désormais chez elle la pluie monotone de la pendule meuble toute sa vie, tissant de ses tic-tac horripilants un suaire de spleen sans fin.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=-4XEsxxCBaM

http://www.dailymotion.com/video/x55ith4

jeudi 18 octobre 2012

973 - L'arnaque de la misère

L'exclusion telle qu’elle est généralement décrite par des observateurs alarmés est un phénomène extra marginal. Elle ne concerne qu'une infime partie de la population. On voudrait nous faire croire que cette forme extrême d’exclusion sociale est une généralité, c'est faux !

En France, pays de sécurité alimentaire, médicale, technologique et d'extrême opulence, la "misère" est un abus de langage.

Les "miséreux", selon la définition générique, ne sont que des insatisfaits capricieux s’estimant mal lotis tandis qu’ils croulent sous les richesses. Ou bien des malades mentaux qui font la manche alors que rien financièrement ne les y oblige puisqu’ils sont pensionnés. Beaucoup de tricheurs aussi parmi les mendigots (j’en débusque parfois directement dans la rue en les interrogeant sur leurs revenus sociaux parallèles).

Cela dit je reconnais qu'il y a un réel problème quant au logement, au prix des loyers pour la plupart des faibles revenus. Il est vrai que certains loyers absorbent une grande partie des faibles revenus. Mais il existe des solutions, parmi lesquelles une que j'applique moi-même (non pas surtout par souci d'économie mais par simple habitude et confort, mon bien-être hivernal étant de vivre en harmonie avec la saison) et qui consiste à s'adapter aux températures naturelles en ne chauffant pas l'hiver. Un mode de vie sain (sport, locomotion musculaire, esprit positif) permet de se passer avantageusement de chauffage.

Le simple fait de l'existence des “Restaurants du Coeur” et autres entreprises bénévoles ou étatiques du même genre est la preuve de l'opulence de notre pays et de l’efficacité de son organisation d’entraide.

Certes on a remplacé la pénurie de travail par de la générosité. Mais je ne vois pas en quoi cette solution n’en serait pas une à long terme puisque le but de la mécanisation industrielle de toute société moderne est de libérer du travail un maximum de citoyens. Le progrès industriel, n’est-ce pas précisément de faire bénéficier de l’abondance et de la qualité aux multitudes à moindre coût ?

Ce fonctionnement est d’ailleurs parfaitement viable.

Le problème, c’est la mentalité des bénéficiaires qui veulent tous travailler alors que dans cette société industrialisée le travail fait fatalement défaut, ce qui est exactement le but désiré selon la logique de cet ordre économique : rendre le travail rare, l’alléger, le faciliter, l’humaniser si on peut dire, en le confiant à des machines, en le structurant de manière idéologique au service de l’Humanité de la même manière, pour prendre un exemple emblématique, que les photos de Mars, de Jupiter ou de la Lune ainsi que les découvertes fondamentales qui en sont issues sont livrées gratuitement au monde entier par la NASA.

Tel est le paradoxe de notre civilisation industrielle : on fait tout pour libérer les gens du travail en les remplaçant par des machines, par des fonctions autonomes de plus en plus plus efficaces, et pourtant les bénéficiaires de ce modèle réclament quand même du travail, c’est à dire de l’esclavage.

Les “Restaurants du Coeurs” sont l’illustration parfaite de l’aboutissement de ce principe : la société offrant ici ses excès de productions aux gens au chômage, c’est à dire aux citoyens libérés des chaînes du travail. La formule idéale. Sauf que personne n’est content de l’image de ce système considérée comme dévalorisante.

Voilà le grand paradoxe de notre société qui souffre non pas de misère mais d’abondance mal assumée.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xuz2lq_l-arnaque-de-la-misere-raphael-zacharie-de-izarra_news

mercredi 17 octobre 2012

972 - La misère en France selon nos humanistes

A propos de la journée du refus de la misère, la déresponsabilisation et l’infantilisation de l’individu et du citoyen progressent à travers de nouvelles vues sur la question de la prétendue misère, vues toujours plus aberrantes, faussement humanistes, réellement embourgeoisées.
Ainsi des âmes charitables à la pointe de la “modernité humanitaire” se scandalisent-elles de constater que l’espérance de vie en France des ouvriers est en moyenne de six années de moins que celle du notable.

Abyssale stupidité !

Considérer les choses avec cet état d’esprit revient à vouloir se révolter contre la Création entière, se dresser contre les lois naturelles, combattre les “injustices” naturelles (qui en réalité forment la justice de l’Univers, ce qui fait le charme de la vie), se syndiquer contre Dieu lui même... Voir la société sous cet angle ce n’est pas un refus de la “misère” mais un refus de la condition humaine.

C’est le refus de naître, le refus de vivre, le refus de mourir.

Les ouvriers vivent donc en moyenne six ans de moins que les patrons. Oui et alors ?

C’est l’inverse qui serait anormal.

A ce niveau d’imbécillité les âmes généreuses éprises de justice et d’égalités en tous genres ont encore de quoi se scandaliser sur des sujets de révolte sur-mesure face aux infinies petites contrariétés de la vie quotidienne dont sont “victimes” leurs contemporains...

A quand les grandes manifestations humanitaires anti-vieillesse, anti-handicapés, anti-décès ?

Au rythme où s’accélère la bêtise ambiante de cette société de veaux, allons-nous bientôt entendre parler de débats sur la remise en question de la mécanique stellaire qui perturbe nos émissions télévisées avec ses agitations magnétiques autour de la planète ? Faire des procès au Soleil qui ne brille pas assez en mars et trop en juillet ?

En effet les prolétaires en France vivent en moyenne six années de moins que leurs dirigeants. Celui qui y voit de l’injustice n’est pas un humaniste, non.

C’est juste un tyran obsédé d’égalité ayant perdu tout sens des réalités.

Mais surtout, une âme pervertie par le culte de la justice standard nivelée à la hauteur dupontesque.

lundi 1 octobre 2012

971 - La robe de mariée

Le plus méchant symbole de l’amour pot-au-feu est la robe de mariée traditionnelle.

Immaculée conception vestimentaire des âmes ordinaires, grotesque idéal des classes moyennes, dupontesque textile qui fait rêver les masses, la robe blanche de l’épousée est d'une totale vulgarité aux yeux de l’esthète allergique aux gueusailleries que je suis.

Entre parfum de crapulerie conjugale, échos de casseroles et infâmes intonations de voix de prolétaires, ce voile de fabrication industrielle glorifie surtout la fausse virginité et vraie trivialité de la femelle populaire qui le porte. Il incarne également les promesses d’un quotidien mortellement ennuyeux plutôt qu'un radieux gynécée.

L’habit de la mariée n’est qu’une forme onéreuse et grand-guignolesque de désenchantement futur, un carcan d’illusions indigestes et d’artifices puérils débouchant une fois sur deux sur un divorce insane et libérateur.

Ceux qui se prêtent à cette farce matrimoniale sont des esprits nécessairement béotiens : pour croire à la “magie amoureuse” de ce déguisement de sapin de Noël tapageur il faut cruellement manquer d’élégance, de finesse et d’acuité. Et ne pas respecter sa femme.

La robe de mariée traditionnelle, c’est le bonheur de supermarché à la portée des propriétaires de maison Phénix. Il ne reste plus que l’achat d’un canapé et d’une tondeuse à gazon pour parfaire leur félicité frelatée d’imbéciles philistins.

Le pire du pire dans ces orgies de mauvais goût populacier, c’est au moment où, entre tradition grossière et superstition roturière, la mariée jette son bouquet de fleurs dans l’assistance.

Mais on rencontre aussi l’ignoble dans les milieux les plus dégradés, lorsque la porteuse d’alliance joue à mettre sa jarretière aux enchères dans de dégradants éclats de rigolade générale.

Tandis que les gens de goût, éduqués, sensibles, de grande classe se marient en noir, avec sobriété, simplicité, discrétion.

La robe de mariée traditionnelle est le plus criard des tue-l’amour.

samedi 29 septembre 2012

LES ROMS ET LES GENS BIEN

Des associations anti racistes s’offusquent parce que des gens excédés par la présence nuisible de Roms à Marseille ont incendié leur campement.

Même si je ne cautionne pas cet acte (encore que l’incendie permette une désinfection des lieux) je peux comprendre la colère des riverains face aux nuisances -cambriolages et saleté- des Roms.

C’est un fait, les Roms installés en France vivent de vols et de combines illégales. Ce n’est pas du racisme de le dire, c’est juste un constat.

Il est parfaitement normal que des gens propres sur eux, honnêtes et bien éduqués soient remontés contre cette population malveillante de Roms.

Ce n’est pas faire preuve d’humanisme que de laisser ces voleurs professionnels poursuivre leurs activités néfastes. Ces familles de Roms n’ont aucun sens moral et hygiénique. Elles jonglent entre prison, mendicité et rapines. Des existences de misère sociale et morale. Le vrai humanisme serait de scolariser de force leurs enfants et de punir les parents qui traditionnellement leur apprennent le vol.

Je ne vois pas en quoi il est offensant de dire qu’il y a les gens bien, les gens honnêtes, éduqués, soignés, respectueux et argentés dont je fais partie et les gens sales, mauvais, miséreux comme le sont ces Roms à la source de tant de problèmes... Dire la vérité n’est ni un délit ni une faute morale.

Même si je suis idéaliste et attristé de l’imperfection des nantis que nous sommes, je comprends parfaitement que nous puissions éprouver du mépris, nous les gens bien, à l’égard de cette population de va-nu-pieds. 

Personnellement je méprise ces gens pour leurs activités douteuses, leur mentalité corrompue, leur mode de vie malhonnête. J’ai au moins la franchise de le reconnaître. Je n’éprouve aucune honte à mépriser ces Roms : mon mépris est justifié, pédagogique, il n’a rien de gratuit mais au contraire a valeur d’exemple. C’est un mépris constructif qui aide ces gens à leur faire prendre conscience de leur bassesse.

Eux-mêmes doivent encore plus mépriser leurs victimes (c’est à dire vous et moi, gens socialement insérés et raisonnablement fortunés). Ces Roms imbécilement défendus par des associations naïvement humanistes nous considèrent, nous les gens bien, soyez-en persuadés, comme des vulgaires puits à pognon, des pigeons à plumer.

Je le répète, le vrai humanisme consisterait à éduquer, rééduquer ces animaux analphabètes dont la culture traditionnelle consiste en l’art de la mendicité, de l’arnaque et de la cambriole.

Les faire devenir des gens bien, des gens bien comme moi, comme nous tous, citoyens insérés, éduqués, honnêtes et bien savonnés, voilà l’authentique humanisme !

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xtyjgv_les-roms-et-les-gens-bien-raphael-zacharie-de-izarra_news

http://izarrame.blogspot.fr/

Raphaël Zacharie de IZARRA

jeudi 27 septembre 2012

970 - La religion des porcs

Ils parlent avec gravité de l’entreprise qui les emploie, sont prêts à se battre comme des chiffonniers pour défendre leur place, espèrent voir la progéniture hériter de leur chance de salariés, pleurent à l’idée de perdre leur situation, souhaitent la mort des patrons qui les licencient...

Pour ces animaux l’emploi représente tout.

L’unique salut qu’ils reconnaissent est l’accès au mode de vie standard mettant à l'abri des privations matérielles superflues. Le chômage est leur enfer, le salaire la récompense suprême de leur existence de minus.

La sainte paye, endorphine mensuelle permettant de combler les rêves matérialistes les plus ineptes : rembourser quelque ignoble maison Phénix, partir en vacances chaque été, ne jamais manquer de canapés, de vérandas, d’automobiles lustrées, renouveler régulièrement portables, télévisions, i-pad, remplir quotidiennement le frigo de bidoche, de yaourts, de coca-cola...

Ils prennent tellement au sérieux la religion qui les engraisse qu’ils se suicident dès la trahison de l'employeur, la fermeture de l'entreprise ou la perte de clients. Incapables de vivre hors des auges, ils préfèrent la mort au déshonneur.

Ils ont leurs héros, leurs martyrs, leurs cathédrales et leur Verdun : FLORANGE, MOULINEX, RENAULT, MARC THIBAULT...

Ces noms gravés dans les coeurs assoiffés de justice consumériste, inscrits sur les frontons de la conscience dupontesque sont désormais entrés dans l’Histoire des minables.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xui2ib_la-religion-des-porcs-raphael-zacharie-de-izarra_news

lundi 17 septembre 2012

969 - Je déteste les amis

Moi, je n’ai pas d’amis.

Et c’est très volontaire. Je n’aime pas m’imposer cette société superflue dont tout individu socialement inséré se croit obligé de faire étalage pour paraître respectable.

Les amis, cela équivaut pour moi à du vulgaire ameublement social, de l’artifice relationnel, d’inutiles soucis, maintes sources de futilités et autres causes secondaires autant qu’embarrassantes.

Hors de chez moi ces compagnies niaiseuses, parasites et indigestes ! J’apprécie bien trop l’art de vivre seul pour m’encombrer de ces meubles bavards. Je suis un solitaire allergique aux discutions oiseuses, aux soirées bêtifiantes, aux rires partagés pleins de sottise, aux conversations d’imbéciles, aux politesses compliquées.

Je me passe fort bien de ces corvées mondaines sans lendemain, insanes et grotesques, particulièrement polluantes pour l’esprit.

Bref, je déteste les amis. Ils sont d’ailleurs mes pires ennemis.

Les rats rusés, souris discrètes, chauve-souris fugaces et insectes mystérieux peuplant ma maison de la cave au grenier me sont infiniment plus sympathiques que ces singes jacasseurs, buveurs, grappilleurs, égoïstes et hypocrites cherchant à se faire stupidement aimer de leurs hôtes en leur parlant de leur insipide existence, de leurs dernières vacances, de leurs préférences cinématographiques...

Ou pire, de football jusque tard dans la nuit.

La faune nocturne murmurant sous mon toit, frôlant parfois mon lit, me fait rêver au coeur de la nuit tandis que le verbiage des invités d’un soir m’ennuie mortellement.

Les amis c’est une perte de temps, d’énergie, d’intelligence.

Un gâchis de vie.

Alors que les visiteurs clandestins quadrupèdes, ailés ou rampants, visibles ou furtifs tournant autour de ma table, s’approchant de ma couche, se cachant dans mon jardin sont un puits de vraies réflexions, un gain onirique, d’excellentes raisons de m’éloigner encore plus de ceux qu’on appelle “amis” pour mieux connaître ces charmants voisins que je nourris avec quelques miettes de pain et si peu de paroles en l’air.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=boj0VxArfKI

http://www.dailymotion.com/video/x3wbmgl

samedi 15 septembre 2012

LES BONNES RAISONS DE LA GUERRE

Grâce à une simple vidéo de Sam Bacile, le monde musulman s’enflamme.

La vidéo en question n’est qu’un prétexte certes, mais elle a le mérite de mettre efficacement le feu aux poudres.

Une bonne guerre se prépare peut-être. Et cette guerre entre la civilisation musulmane et la civilisation occidentale, si elle a lieu, permettra d’assainir la Terre des imbéciles et de leur imbécillité, les potentiels belligérants gonflés à bloc étant prêts à se supprimer mutuellement.

Voilà le bon côté des guerres : ce sont les fauteurs de trouble -autrement dit les guerriers- qui s’éliminent eux-mêmes.

Regardons les choses de manière globale et pragmatique : en se supprimant les uns les autres, les combattants contribuent fatalement à faire baisser le niveau mondial de connerie au lieu de l’élever contrairement à ce qu’on croit habituellement...

La guerre est, paradoxalement, un vaccin anti-guerre : plus il y de morts dans un conflit, moins il reste d’imbéciles pour alimenter le feu martial. Et plus le conflit est stupide et meurtrier, moins il y a de sots sur Terre étant donné que ce sont ces derniers qui se sacrifient pour la cause. CQFD.

Les guerres stupides agissent comme une sélection naturelle : seuls demeurent les gens intelligents.

Il y a eu des guerres pour raisons d’état, alimentaires, territoriales, idéologiques, cette fois ce sera une guerre de civilisations pour une vidéo.

Les musulmans vont sortir leurs canons, les autres vont riposter avec des bombes. Tous ensemble ils se casseront nationalement la gueule pour la plus grande satisfaction des honnêtes gens dont je fais partie.

Ce qui signifie qu’une fois le conflit réglé, lorsque la plupart de ces fous furieux se seront enfin auto-exterminés dans les deux camps, le niveau mondial de connerie aura considérablement baissé puisque ne resteront que ceux du troisième camp, celui des sages indifférents n’ayant pas participé à ces réjouissances martiales ni pris parti pour personne.

Bref, laissons les loups s’entre-dévorer.

On n’estimera jamais assez la force d’une simple vidéo pour réduire le nombre de cons sur Terre...

Raphaël Zacharie de IZARRA

dimanche 9 septembre 2012

968 - Le dégel de mars en plein septembre

Le ciel était vaste, sombre et glacial.

Et étrangement entrecoupé d’éclaircies, ce qui en cette fin d’après midi donnait à la nue agitée un aspect irréel, une atmosphère onirique.

Au crépuscule, le soleil éclaira la plaine toute entière. Avec le vent froid et les nuées bouillonnantes, le couchant fut interminable, grandiose, plein de tristesse.

Mais pas seulement.

Vingt ans après je m’en souviens toujours. C’était en septembre 1992, j’étais sur une route nationale reliant Chaumont-sur-Marne à Paris.

Qu’y avait-il de si remarquable dans ce soir enflammé de septembre ? Tout en contemplant le spectacle de la saison derrière la vitre, je sommeillais sur le siège passager du véhicule m’emmenant vers la capitale... Mais je ne rêvais point.

Le mystère -car c’en était un- semblait se dérouler à l’horizon, en réalité tout se passait en moi. A travers un tableau aux dimensions cosmiques, les éléments mettaient en scène les étendues terrestres et célestes autour de moi, autant dire l’Univers, mais l’essentiel consistait en cet automne intérieur. Un septembre aux allures de mars. Le dégel de la pensée, l’éveil de la sensibilité, les germes de la vie, entre lumières et giboulées, pluies et bourrasques, ombres et lueurs, onde et feu.

J’avais la tête dans les nuages.

Joyeuses et glacées, tranchantes et mélancoliques, ténébreuses et légères, telles m’apparaissaient les vagues de cet océan aérien de plus en plus rouge, déjà obscurci par la fuite d’Hélios.

Si bien qu’à travers ces flammes crépusculaires à la densité amplifiée, ma vision devenue nocturne se prolongea à l’infini. Et ma vision intérieure s’élargissait, elle aussi, à l’infini.

Mes yeux accédaient bientôt aux étoiles entre deux trous de nuages, mon âme à des astres immatériels.

Le monde palpable venait de s’entrechoquer avec la poésie dans un fracas hautement spirituel. A partir de ce jour tout me parut beau dans la Création : boue et diamant, gel et fonte, froid et sècheresse, clartés et brouillards. Plus rien ne m’offensait entre sol et zénith. Loin sous mes pieds jusque très haut au-dessus de ma tête, du vermisseau aux constellations en passant par le sable, l’or et l’excrément, pour moi tout brillait d’une égale gloire, tout procédait d’un même miracle sous mon regard transformé.

Tard dans la nuit Paris fut à portée de vue, annoncé par ses.éclats d’usage et de luxe. Je ne me souciais plus de la raison de ma venue dans la ville lumière, cela n’avait plus d’importance.

Le ciel était vaste, glacial, encore plus sombre. Je ne savais plus si nous étions en mars ou en septembre, noyé dans les brumes de l’indéfinissable, hanté par ce crépuscule énigmatique que je n’oublierai jamais.

Je décidai de descendre avant d’arriver à Paris et de poursuivre ma route ailleurs, à la verticale, nulle part, au hasard...

mardi 28 août 2012

967 - Les lourdauds de Lourdes

Tout comme il y a des sommets d’intelligence et des gouffres de bêtise dans l’Humanité, il y a une hiérarchie bien tranchée dans les manifestations de la piété catholique.

Aux antipodes des monastères austères, des âpres, sombres édifices romans et vertigineuses cathédrales gothiques, Lourdes remporte la palme de la ferveur de masse.

Mecque de la religiosité populaire la plus criarde, la ville à la fameuse grotte attire hordes de lourdauds, cars de crétins et trains de tarés en quête de merveilles et miracles à portée de leurs pieds.

Baignant dans une imbécile ambiance bon enfant, les pèlerins aux mines grossières, aux faces rougeaudes, aux fronts ordinaires, auto suggestionnés par le silence superstitieux des lieux arborent cette naïve gravité du premier communiant pré-pubère -un peu simplet- pétri de bons sentiments aussi vains qu’artificiels.

Ce face à face inoubliable entre ces bigots d’un jour et la grotte, l’expérience de leur vie, ce serait comme la rencontre fulgurante, mémorable, fondatrice entre leur étincelant sapin de Noël en plastique et les massifs, héroïques, immaculés cierges dégoulinants de cire des jours de grand-messe : l’expression la plus triviale de la dévotion plébéienne faite d’ostentation et d’artifices.

Piété profane, puérile et grotesque des âmes petites et paresseuses.

Au regard de ces aberrations, je crois finalement que la vulgarité et la sottise du peuple sont de véritables péchés contre l’esprit.

Lourdes, c’est de la pornographie religieuse.

VOIR LA VIDEO !

http://www.dailymotion.com/video/xtdv4c_les-lourdauds-de-lourdes-raphael-zacharie-de-izarra_news

vendredi 10 août 2012

966 - Humilité planétaire

Eveillé aux causes suprêmes comme le sont les êtres supérieurement intelligents, encore trop rares ici-bas, je prends progressivement conscience de la nullité des valeurs politiques, culturelles, religieuses, nationalistes de notre monde.

Nous ne sommes que de passage sur ce globe noyé parmi les milliards de milliards d’autres astres de l’Univers... Face à ces immensités de beauté et de mystère, la défense et préservation des identités nationales, culturelles, ethniques, linguistiques, etc. sont de pures imbécillités, de vertigineuses stupidités.

Ainsi que le suggère Michel Serres à travers une subtile et lumineuse attitude philosophique, considérons-nous donc, mortels que nous sommes, comme de simples passagers sur un bateau de croisière et oublions nos problèmes et conflits le temps de la traversée... De la naissance à la mort, faisons comme si sur cette planète nous étions sur un bateau de croisière. Une longue parenthèse où nous faisons le choix de la trêve au profil de l’amusement. Au regard de l’immense aventure de la vie, nos différends sont dérisoires. Autant les laisser de côté et profiter pleinement du voyage au lieu de gâcher nos vies dans de vaines disputes.

Ainsi j’adopte ce comportement hautement intelligent en piétinant sans le moindre remords les valeurs les plus sacrées de notre siècle, au nom de cette sage idée que l’Humanité vogue sur un vaisseau d’agrément.

Aussi, je me fous totalement de l’identité française : j’accepte de vendre la France aux étrangers, suis indifférent à l’invasion de notre pays par des hordes de métèques, qu’ils soient miséreux ou bien fortunés, ne m’oppose pas à l’islamisation de notre territoire, à la vente de nos châteaux de la Loire aux Japonais, de nos usines aux Chinetoques, abandonne volontiers nos vignobles aux Amerloques, ne m’offusquerais pas qu’on démolisse l’Arc de Triomphe pour construire à la place un Mac-Donald avec ses propres pierres, et ainsi de suite jusqu’à la profanation des tombes de nos illustres écrivains que dans un sublime élan de générosité cosmique je voue à l’indifférence et au nivellement rédempteurs de l’esprit mondialiste.

Ce monde surchargé de statues a besoin d’humilité.

Je considère le chauvinisme, la patrie, l’Eglise, l’Histoire, le nationalisme, les séparations culturelles, ethniques, religieuses et bien entendu raciales comme des inepties indignes des âmes de qualité comme la mienne.

Religion, patriotisme, Histoire, drapeau, classes sociales, castes, civilisations, cultures, politique : je tourne en dérision ces édifices de fourmis prisonnières de leur microscopique univers mental. L’immobilisme pétrifiant par excellence !

Après tout la France n’est qu’une entité abstraite, ce qui compte ce sont les individus à partir du moment où ils ont le courage de penser par eux-mêmes, de se projeter hors des bornes ataviques de leur conditionnement civilisationnel. Je ne me considère pas français mais passager d’un bateau sidéral dont l’escale m’ouvrira les portes de l’infini. Les gens sérieux me prendront pour un loufoque, les âmes éveillées me suivront.

C’est la raison pour laquelle d’un fulgurant et désinvolte coup de massue izarrien je pulvérise les vases les plus fins de la Chine, invite des Mongols mal léchés à dresser leurs tentes dans la Galerie des Glaces, incite les bohémiens à venir se moucher dans les soieries du Louvres, anéantis les frontières, abats les murs physiques et mentaux, urine dans chaque océan, propose aux musulmans de transformer la Mecque en cirque pour clowns, au pape de faire entrer des danseuses du Crazy Horse au Vatican, aux Egyptiens de valoriser les vases funéraires des pharaons en en faisant des pots de chambre pour nos curés de campagne...

Bref, donner une magistrale leçon d’humilité à ces pitres déguisés en graves empereurs et à leurs dociles suiveurs, en blasphémant les symboles et objets de ce qu’ils admettent comme étant les plus grands trésors de l’Humanité, cette Humanité qui se prend décidément trop au sérieux dans ses limites de fourmilière.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=4sfeLSOPzu4

www.dailymotion.com/video/x3docvd_humilite-planetaire-par-raphael-zacharie-de-izarra_news

jeudi 9 août 2012

965 - Vaines possessions

Autant le dire crûment sans prendre d’hypocrites précautions à l’égard des sensibilités grossières que je vais nécessairement offenser, tant cette vérité est brûlante en moi : les biens matériels m’étouffent, me rendent malheureux, m’empêchent de vivre.

Je ne respire pleinement l’air de la vraie liberté que dans la privation permanente et définitive du superflu.

Et même de certains biens que l’on prétend nécessaires, lesquels sont encore de trop à mes yeux.

Le dépouillement matériel constitue ma véritable richesse : l’accumulation d’objets inutiles, et même utiles, agit sur moi comme des bruits parasites, c’est à dire des fers aux pieds. J’ai trop conscience d’avoir des ailes de très grande envergure pour vouloir entraver mon vol avec ce plomb vulgaire.

C’est une jouissance d’esthète, une satisfaction de grand esprit, une joie d’âme supérieure, un véritable repos intérieur que de faire le vide autour de moi. Ma vie sans confort matériel forme le confort de mon esprit. Les objets qui m’entourent
pèsent comme des boulets.

Même les objets d’art sont de trop dans mon quotidien. J’estime que la jouissance suprême par rapport à l’Art, c’est de pouvoir s’en passer. Pour moi l’expression la plus raffinée, la plus achevée de l’Art, c’est l’absence d’objet d’art. L’épuration des formes poussée à l’extrême : l’absence de formes, donc d’objets.

Un mur nu m’agréera toujours plus qu’une toile de maître. L’Art, lui aussi, encombre mes jours aux apparences si âpres.

Je me sens exquisément plus léger dans une existence dénuée au maximum de possessions matérielles que dans l’abondance

Partout, je cherche la simplicité. Aux mets sophistiqués de la gastronomie française je préfère les plats rustiques, sobres, basiques et sains de nos paysans. Quand il n’y a pas de de vin à table, je suis tout aussi content de boire l’eau claire de la pluie. Je roule à vélo plutôt qu’en voiture. Me laver à l’eau froide en hiver ne m’afflige nullement, au contraire pour moi c’est un jeu, un mode de vie tonique et équilibré.

Les imbécillités ordinaires (canapés, vacances, fauteuils, placards, véranda, électroménager, piscines privées, tondeuses à gazon, etc.) enchaînant tant de gens immatures à un cercle vicieux de consommation stérile sont pour moi des sujets de mépris et de dégoût.

Aux aspirations infantiles de cette humanité pitoyable pataugeant dans la vacuité matérialiste, j’oppose la dureté virile, désintéressée, incorruptible, noble et rédemptrice de mon glaive de seigneur.

 Et ce glaive, c’est mon verbe tranchant.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xx5d6p_vaines-possessions-raphael-zacharie-de-izarra_news#.UQmA2L_Rvns