mercredi 27 mai 2015

1114 - Farrah Fawcett, filament au firmament

Elle est morte, la belle incarnée aux yeux plein d’azur et à la chevelure solaire. Elle a été rongée par le néant, celle qui respirait l’air de notre Terre avec des sourires éclatants.

Elle est dans le tombeau, l’icône chaleureuse. Elle est devenue charogne, la crinière d’or.

Dévorée par le sort, avalée par le temps, digérée par le cimetière.

Et il fait désormais la grimace dans le caveau, son visage d’ange. Hier adorable, à présent déplorable.

Il dort pour l’éternité, ce cadavre d’os et de dents que nous prenions pour un élixir de jouvence, une eau pure, un rayon de lumière, avant sa chute sous la stèle. C‘est que, éblouis par cet astre de chair, nous en oubliions son extrême fragilité, sa pourriture future.

Sa beauté était une fumée électrisante et nos âmes s’électrocutaient contre cette image. Sa face reflétait une certaine idée que l’on se fait du Ciel. Nous nous en enivrions jusqu’à croire à la permanence de ce mirage. Nous étions sous l’effet d’un stupéfiant esthétique. Et puis les jours, le quotidien, la vie qui passe ont fini par éteindre, ensevelir et désagréger ce soleil.

Cette Vénus à la mâchoire martiale, née -comme toutes les statues- pour l’immortalité, est cependant passée de l’onde à la cendre, de la flamme à la poussière, de l’atome à la tombe.

Mais en réalité, son cercueil tout juste refermé, sa fosse à peine ouverte, elle commençait son entrée dans le grand cycle cosmique. Intemporellement, objectivement, concrètement. Hors de nos humaines vues qui, tant à l’échelle atomique que sidérale, sont fort brèves.

Ce qui explique que ce n’est pas dans les chimères de mes rêves que je la revois mais, au coeur de mes nuits, en pleine insomnie et en toute lucidité, à travers les lointaines étoiles.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=FYdwELtdowE&feature=youtu.be

http://www.dailymotion.com/video/x2rpaml

http://farrah-fawcett.blogspot.fr/

http://farrah-fawcett.blogspot.fr/2015/05/21.html

mardi 26 mai 2015

1113 - Sarah

Je voyais le fond de la mer dans ses yeux noirs et la légèreté des étoiles sur son front pâle.

Elle avait la beauté triste et sereine des sirènes un peu grasses. Sarah était un océan de misère et de merveilles mêlées. Pour la résumer : un gros poisson qui nageait dans l’azur.

Ses charmes banals et ses névroses mystiques la rendaient aussi terne que séduisante, entre chienne mordante et princesse léthargique. Ses lèvres étaient une moue permanente dédiée aux choses de la poésie, aux morues du grand large comme aux cimetières des petites causes.

Cette pauvre créature incarnait une riche idée de la Création.

Lourde, laide, lente, molle, elle brillait telle une limace orange sur fond de boue. La bave de son coeur reflétait l’or de son âme : des mots purs, idéaux, extrêmes et délicieusement douloureux.

Sa tête morne dégageait des airs éclatants. Parce qu’elle appartenait à une chimère, elle me refusait sa flamme mais me destinait ses appas. Manière détournée de joindre nos cerveaux en éruption...

Calculatrice mais néanmoins conciliante, l’intelligence et la sensibilité la faisaient chavirer.

Je suis monté très haut pour un sourire de Sarah et elle est descendue jusqu’à mes pieds pour venir pleurer son amour flasque de méduse.

C’est que la vache marine aimait se faire passer pour... une vache marine.

Sarah naviguait dans ses larmes, elle est repartie loin de ma rive.

Il m’arrive parfois d’attendre désespérément le retour de cette écume.

VOIIR LES DEUX VIDEOS :

https://www.youtube.com/watch?v=RhqBRLdp408

http://www.dailymotion.com/video/x46o32c

https://www.youtube.com/watch?v=it3fXyMpNWU&feature=youtu.be

dimanche 10 mai 2015

1112 - La Lune est un fruit pourri

Je suis attiré par son visage spectral, son air éthéréen, sa chevelure de blonde, ses yeux dans le vague...

Mes rendez-vous nocturnes avec Madame la Lune sont pourtant maladroits, tapageurs, pitoyables.

Je lui chante des cantiques sacrés avec ma voix de casserole et elle me répond par de longs silences mortifiants.

Son injurieuse indifférence pour ma flamme clownesque fait des étincelles dans le cirque cosmique : je crois que le firmament rigole jusqu’au zénith de ce guignol que je suis, s’agitant dans l’arène de l’infini.

Madame Sélénée s’amuse de se faire passer pour un mystère aux yeux des poètes crédules, alors qu’en réalité c’est une pure banane ronde qui se fout de la fiole des adeptes de la lyre !


VOIR LES DEUX VIDEOS :


jeudi 7 mai 2015

CRITIQUE CHASSEUR DE FANTÔMES GUSS DX ÉPISODE 7

Comme je l'avais annoncé, je vais donc faire une critique de l'épisode numéro 7 de "chasseur de fantômes" de GUSS DX. Ce sera donc une analyse sur document-fantôme puisque cet épisode numéro 7 n'est évidemment pas encore sorti.

Donner mon avis à propos d'une vidéo que je n'ai pas encore visionnée, comme je l'avais fait précédemment au sujet de l'épisode numéro 6,  me donne une grande liberté d'interprétation et de très intéressantes marges de manoeuvres, bref des possibilités d'expression quasi illimitées puisque je n'ai pas de contraintes, ni en terme de monétisation puisque je ne monétise pas mes vidéos, ni en terme de capital sympathie étant donné que je ne cherche pas à plaire ou à déplaire mais simplement à émettre mon avis personnel. Par conséquent je ne suis pas enfermé dans le cadre strict de cette vidéo de GUSS non encore sortie que j'aurais dû visionner au préalable...

J'ai vu que Chasseur de fantômes Saison II que GUSS DX se professionnalise d'avantage, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Et il va encore faire des jaloux, moi en premier. Pourquoi le cacher ? De toute façon vous le savez tous que j'envie la réussite de GUSS DX, c'est évident... Ha comme j'aimerais avoir son succès ! Moi quand je vois des gens qui réussissent sur YOUTUBE, ça me met en rage mais enfin bon je ne suis pas là pour montrer les dents, enfin  pas officiellement, je suis là pour faire une critique sur une vidéo que je n'ai pas encore visionnée.

Bon alors je trouve la vidéo numéro 7 de GUSS DX vraiment mieux que la précédente, au moins là il s'est bien rattrapé par rapport à l'enquête sur le Château de Fougeret, Dans cet épisode numéro 7 il y a plus de contenu, il y a des phénomènes quand même plus probants, il faut le reconnaître. Cela dit, sans avoir vu cet épisode on peut raisonnablement s'attendre à voir une recrudescence de ces phénomènes étant donné qu'ils furent plutôt discrets dans le précédent épisode. De toute façon ce genre de choses est toujours cyclique. Si pendant un certain temps tel événement "inattendu" entre guillemet n'est pas à un rendez-vous escompté, il se produit au prochain rendez-vous.

Un invité-mystère qui boude un lieu supposé de rencontre se pointera automatiquement à la seconde ou à la troisième tentative. Si la vie nous déçoit un jour, le lendemain elle nous comble et quand on est dans le creux de la vague le matin, sans s'y attendre on peut se retrouver au sommet le soir-même. C'est un peu comme avec la droite et la gauche, tantôt on réclame la gauche, et quand on en a bien marre, on prie pour voir la droite arriver. Les choses du monde sont souvent cycliques. Un jour il y a des fantômes pleins à craquer dans les placards, le lendemain c'est le désert dans les châteaux ! La zone. Le silence mortel.

Voilà c'est comme ça. Et puis quand ils commencent à trop s'ennuyer les spectres au fond de leurs cachots pourris, hop ! ils se précipitent dans les appareils de GUSS DX histoire de rigoler un peu et aussi de rentabiliser l'investissement quand même parce que c'est quand même du matériel cher, du matériel de pro qui n'est pas donné. Non allez je plaisante, je le charrie GUSS mais ce n'est pas méchant...

 On peut plaisanter aussi un peu non ? On n'est pas non plus obligé d'être tout le temps sérieux, on n'est pas des bêtes quoi ! C'est comme cette critique que je fais, la critique d'une enquête de GUSS DX que je n'ai pas encore visionnée, il ne faut pas le prendre mal. A part les adolescents et pré-adolescents constituant l'essentiel du public de GUSS, qui eux n'ont pas la finesse nécessaire permettant de prendre leur distance par rapport à mes critiques, les autres, GUSS y compris, sauront adapter, j'en suis persuadé, leurs réactions à la bienveillante 'ironie de mon présent propos.

Longue vie aux fantômes et mort aux vaches !