mardi 28 août 2012

967 - Les lourdauds de Lourdes

Tout comme il y a des sommets d’intelligence et des gouffres de bêtise dans l’Humanité, il y a une hiérarchie bien tranchée dans les manifestations de la piété catholique.

Aux antipodes des monastères austères, des âpres, sombres édifices romans et vertigineuses cathédrales gothiques, Lourdes remporte la palme de la ferveur de masse.

Mecque de la religiosité populaire la plus criarde, la ville à la fameuse grotte attire hordes de lourdauds, cars de crétins et trains de tarés en quête de merveilles et miracles à portée de leurs pieds.

Baignant dans une imbécile ambiance bon enfant, les pèlerins aux mines grossières, aux faces rougeaudes, aux fronts ordinaires, auto suggestionnés par le silence superstitieux des lieux arborent cette naïve gravité du premier communiant pré-pubère -un peu simplet- pétri de bons sentiments aussi vains qu’artificiels.

Ce face à face inoubliable entre ces bigots d’un jour et la grotte, l’expérience de leur vie, ce serait comme la rencontre fulgurante, mémorable, fondatrice entre leur étincelant sapin de Noël en plastique et les massifs, héroïques, immaculés cierges dégoulinants de cire des jours de grand-messe : l’expression la plus triviale de la dévotion plébéienne faite d’ostentation et d’artifices.

Piété profane, puérile et grotesque des âmes petites et paresseuses.

Au regard de ces aberrations, je crois finalement que la vulgarité et la sottise du peuple sont de véritables péchés contre l’esprit.

Lourdes, c’est de la pornographie religieuse.

VOIR LA VIDEO !

http://www.dailymotion.com/video/xtdv4c_les-lourdauds-de-lourdes-raphael-zacharie-de-izarra_news

vendredi 10 août 2012

966 - Humilité planétaire

Eveillé aux causes suprêmes comme le sont les êtres supérieurement intelligents, encore trop rares ici-bas, je prends progressivement conscience de la nullité des valeurs politiques, culturelles, religieuses, nationalistes de notre monde.

Nous ne sommes que de passage sur ce globe noyé parmi les milliards de milliards d’autres astres de l’Univers... Face à ces immensités de beauté et de mystère, la défense et préservation des identités nationales, culturelles, ethniques, linguistiques, etc. sont de pures imbécillités, de vertigineuses stupidités.

Ainsi que le suggère Michel Serres à travers une subtile et lumineuse attitude philosophique, considérons-nous donc, mortels que nous sommes, comme de simples passagers sur un bateau de croisière et oublions nos problèmes et conflits le temps de la traversée... De la naissance à la mort, faisons comme si sur cette planète nous étions sur un bateau de croisière. Une longue parenthèse où nous faisons le choix de la trêve au profil de l’amusement. Au regard de l’immense aventure de la vie, nos différends sont dérisoires. Autant les laisser de côté et profiter pleinement du voyage au lieu de gâcher nos vies dans de vaines disputes.

Ainsi j’adopte ce comportement hautement intelligent en piétinant sans le moindre remords les valeurs les plus sacrées de notre siècle, au nom de cette sage idée que l’Humanité vogue sur un vaisseau d’agrément.

Aussi, je me fous totalement de l’identité française : j’accepte de vendre la France aux étrangers, suis indifférent à l’invasion de notre pays par des hordes de métèques, qu’ils soient miséreux ou bien fortunés, ne m’oppose pas à l’islamisation de notre territoire, à la vente de nos châteaux de la Loire aux Japonais, de nos usines aux Chinetoques, abandonne volontiers nos vignobles aux Amerloques, ne m’offusquerais pas qu’on démolisse l’Arc de Triomphe pour construire à la place un Mac-Donald avec ses propres pierres, et ainsi de suite jusqu’à la profanation des tombes de nos illustres écrivains que dans un sublime élan de générosité cosmique je voue à l’indifférence et au nivellement rédempteurs de l’esprit mondialiste.

Ce monde surchargé de statues a besoin d’humilité.

Je considère le chauvinisme, la patrie, l’Eglise, l’Histoire, le nationalisme, les séparations culturelles, ethniques, religieuses et bien entendu raciales comme des inepties indignes des âmes de qualité comme la mienne.

Religion, patriotisme, Histoire, drapeau, classes sociales, castes, civilisations, cultures, politique : je tourne en dérision ces édifices de fourmis prisonnières de leur microscopique univers mental. L’immobilisme pétrifiant par excellence !

Après tout la France n’est qu’une entité abstraite, ce qui compte ce sont les individus à partir du moment où ils ont le courage de penser par eux-mêmes, de se projeter hors des bornes ataviques de leur conditionnement civilisationnel. Je ne me considère pas français mais passager d’un bateau sidéral dont l’escale m’ouvrira les portes de l’infini. Les gens sérieux me prendront pour un loufoque, les âmes éveillées me suivront.

C’est la raison pour laquelle d’un fulgurant et désinvolte coup de massue izarrien je pulvérise les vases les plus fins de la Chine, invite des Mongols mal léchés à dresser leurs tentes dans la Galerie des Glaces, incite les bohémiens à venir se moucher dans les soieries du Louvres, anéantis les frontières, abats les murs physiques et mentaux, urine dans chaque océan, propose aux musulmans de transformer la Mecque en cirque pour clowns, au pape de faire entrer des danseuses du Crazy Horse au Vatican, aux Egyptiens de valoriser les vases funéraires des pharaons en en faisant des pots de chambre pour nos curés de campagne...

Bref, donner une magistrale leçon d’humilité à ces pitres déguisés en graves empereurs et à leurs dociles suiveurs, en blasphémant les symboles et objets de ce qu’ils admettent comme étant les plus grands trésors de l’Humanité, cette Humanité qui se prend décidément trop au sérieux dans ses limites de fourmilière.

VOIR LA VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?v=4sfeLSOPzu4

www.dailymotion.com/video/x3docvd_humilite-planetaire-par-raphael-zacharie-de-izarra_news

jeudi 9 août 2012

965 - Vaines possessions

Autant le dire crûment sans prendre d’hypocrites précautions à l’égard des sensibilités grossières que je vais nécessairement offenser, tant cette vérité est brûlante en moi : les biens matériels m’étouffent, me rendent malheureux, m’empêchent de vivre.

Je ne respire pleinement l’air de la vraie liberté que dans la privation permanente et définitive du superflu.

Et même de certains biens que l’on prétend nécessaires, lesquels sont encore de trop à mes yeux.

Le dépouillement matériel constitue ma véritable richesse : l’accumulation d’objets inutiles, et même utiles, agit sur moi comme des bruits parasites, c’est à dire des fers aux pieds. J’ai trop conscience d’avoir des ailes de très grande envergure pour vouloir entraver mon vol avec ce plomb vulgaire.

C’est une jouissance d’esthète, une satisfaction de grand esprit, une joie d’âme supérieure, un véritable repos intérieur que de faire le vide autour de moi. Ma vie sans confort matériel forme le confort de mon esprit. Les objets qui m’entourent
pèsent comme des boulets.

Même les objets d’art sont de trop dans mon quotidien. J’estime que la jouissance suprême par rapport à l’Art, c’est de pouvoir s’en passer. Pour moi l’expression la plus raffinée, la plus achevée de l’Art, c’est l’absence d’objet d’art. L’épuration des formes poussée à l’extrême : l’absence de formes, donc d’objets.

Un mur nu m’agréera toujours plus qu’une toile de maître. L’Art, lui aussi, encombre mes jours aux apparences si âpres.

Je me sens exquisément plus léger dans une existence dénuée au maximum de possessions matérielles que dans l’abondance

Partout, je cherche la simplicité. Aux mets sophistiqués de la gastronomie française je préfère les plats rustiques, sobres, basiques et sains de nos paysans. Quand il n’y a pas de de vin à table, je suis tout aussi content de boire l’eau claire de la pluie. Je roule à vélo plutôt qu’en voiture. Me laver à l’eau froide en hiver ne m’afflige nullement, au contraire pour moi c’est un jeu, un mode de vie tonique et équilibré.

Les imbécillités ordinaires (canapés, vacances, fauteuils, placards, véranda, électroménager, piscines privées, tondeuses à gazon, etc.) enchaînant tant de gens immatures à un cercle vicieux de consommation stérile sont pour moi des sujets de mépris et de dégoût.

Aux aspirations infantiles de cette humanité pitoyable pataugeant dans la vacuité matérialiste, j’oppose la dureté virile, désintéressée, incorruptible, noble et rédemptrice de mon glaive de seigneur.

 Et ce glaive, c’est mon verbe tranchant.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xx5d6p_vaines-possessions-raphael-zacharie-de-izarra_news#.UQmA2L_Rvns

mercredi 8 août 2012

MARS OU CRÈVE !

Avec la sonde spatiale “Curiosity” l’Homme a posé un oeil perçant sur la mythique planète Mars.

Prouesse technologique qui émerveille le monde ! Aventure ambitieuse -inconcevable pour nos aïeux- repoussant les bornes du génie humain et de son empreinte jusqu’aux confins du système solaire... L’homme, avec la puissance extraordinaire de son cerveau, son inépuisable inventivité, sa capacité à concevoir l’inconcevable et sa folle volonté, pour ne pas dire sa divine folie, donne miraculeusement corps à ses rêves d’enfants.

Le faucon spatial “Curiosity” en est la plus enchanteresse illustration. Rien n’est impossible aux esprits vaillants, aux coeurs vifs, aux âmes claires. En réalité je crois que l’Homme parfois est un véritable petit dieu, lorsqu’il ne songe pas à commettre ses diaboliques actions de bêtise.

Que l’Homme est beau, noble, grand, admirable quand, la tête pleine d’idées neuves et de formules savantes, sûr de ses calculs et cependant tout tremblant de peur, il lance son lourd vaisseau d’acier et de fragiles dentelles électroniques par-delà les nues aussi facilement qu’une plume !

A présent que l’oiseau sidéral s’est posé sur le sol martien, le plus difficile est fait et le plus beau est à venir.

Dans le ciel un point rouge retient notre attention, éveille notre curiosité, excite notre intelligence, éclaire nos âmes : Mars rend notre regard plus vertical.

C’est en levant les yeux vers le ciel que les humains se rachètent : si sur Terre l’Homme se montre souvent décevant, sur Mars il a prouvé qu’il était capable du meilleur.