dimanche 22 mars 2020

1576 - Ville fantôme

En me levant ce matin je découvre un monde nouveau.

Un autre soleil éclaire les rues désertes et une foule absente, invisible, hante la ville.

Je ne croise nulle ombre humaine. Que des chats de chair, des pigeons soudains, quelques bêtes furtives.

Et je marche dans un silence de mort.

Comme si mes rêves de la nuit se poursuivaient dans la réalité. Mais ai-je au moins rêvé lors de mon dernier sommeil ?

Je ne sais plus.

Les choses semblent abandonnées. L'air que je respire est illicite. Même le ciel n'est plus le même. Je sais que je ne devrais pas être là.

Les maisons sont closes, les commerces fermés. Les pavés sont pleins de néant et les poubelles débordent de vent.

C'est le printemps aujourd'hui et je suis perdu.

Egaré je ne sais où. Loin de chez moi, dans un siècle inconnu, hors de mes jours ordinaires.

Je ne reconnais rien, tout est devenu étrange autour de moi. 

N'ayant rien à faire ici, cheminant sans but, mes pas ne me menant nulle part, je décide de retourner vers mon foyer.

Et  dubitatif. je rebrousse chemin en cherchant un nom à cette réalité, un nom à cette journée, un nom à cette planète. 

Et je n'en trouve point.

Mais une fois rentré à mon domicile, finalement cette cité lointaine, cet espace mystérieux, ce présent irréel où je me trouve, je les nomme "L'AILLEURS".

VOIR LES DEUX VIDEOS :


https://youtu.be/thoWXNqtoj4

https://youtu.be/X8-Io_rsEZ8

mercredi 18 mars 2020

1575 - Mon analyse sur le virus

SELON MOI LE VIRUS EST UN PRÉTEXTE !

Le gouvernement est en train de violer les libertés fondamentales du citoyen avec l'assentiment du peuple français lui-même !

FRANCAIS RÉVEILLEZ-VOUS !

Après avoir conditionné nos esprits à accepter l'atteinte à la liberté de pensée et d'expression, sous couvert de ceci ou de cela, aujourd'hui nos maîtres passent à l'étape supérieure en enfreignant notre liberté de circulation...

Insidieusement les manipulateurs au pouvoir veulent faire de nous des pions de plus en plus dociles.

Comprenez que ce virus est un prétexte, une aubaine pour nos gouvernants cyniques qui ont trouvé là un moyen de pression idéal afin de nous asservir encore plus efficacement, nous le peuple de France. Avec notre propre consentement, ce qui nous donne l'illusion que nos marionnettistes agissent pour notre bien !

Tout ce cirque, au final, dans le dessein d'exercer leur domination perverse sur notre pays, l'assujettir à leur idéologie étatique dictatoriale.

Restriction de nos libertés essentielles, infantilisation, enfumage et diversion de nos esprits, détournement de notre attention pour nous faire oublier les vrais problèmes... Bref, tentative de lobotomie générale à coups de matraquages médiatiques soutenus par une coercition policière implacable, omniprésente. 

Le but de tout cela ? Nous ramollir les cerveaux pour, dans un second temps, nous faire avaler sans broncher les pires aberrations politiques...

Après cette épreuve, il sera évidemment plus facile de nous faire bouffer à la tonne du migrant, de la diversité, du féminisme, du transgenre ou autres infamies du même tonneau...

Quel meilleur électrochoc, afin de mater un prisonnier récalcitrant, qu'un bon séjour au cachot pour lui faire apprécier le retour dans sa cellule ordinaire ?

C'est exactement ce qui se passe avec les français en ce moment.

Compatriotes, ouvrez les yeux !

Certes je peux me tromper... Il est permis de douter de ce que j'avance... La suite des événements dira si j'ai raison ou si j'ai tort. Mais pour l'heure, je reste sur mes gardes.

Restez vigilants vous aussi.

lundi 2 mars 2020

1574 - Rom à face de rat

Au marché des Jacobins, trois fois par semaine je vois ce sempiternel mendiant rom exercer avec zèle sa vile activité.

L’air étrangement narquois, l’oeil affuté, la sébile leste, le pas alerte, il vole de passant en passant en les sollicitant avec insistance. Rares sont les importunés qui laissent une piécette à ce rat du pavé pour s’en débarrasser... La plupart l’ignorent purement et simplement ou lui adressent un refus catégorique appuyé d’un regard plein de mépris.

En effet, avec ses allures douteuses, sa mine de rongeur, son attitude de parasite affairé, il ressemble à un ignoble ragondin tournant autour d’une assemblée de cygnes.

En observant son manège et en scrutant son faciès malhonnête, je sens chez lui cette fièvre pour le gain illicite. J’ai l’impression que tout en tentant de soutirer quelques centimes à ses proies, il attend la moindre occasion pour les dépouiller à leur insu, d’une manière ou d’une autre.

Et toujours ce rictus sardonique sur son museau de fureteur d’ordures...

Et je me demande alors en le voyant si misérable, si immonde, si détestable, s’il se respecte encore... S’il est encore accessible aux sentiments élevés qui caractérisent les êtres de notre race.

Je m’interroge sur la capacité de ce répugnant rampant, de ce puant quadrupède à redevenir un homme.

Et moi avec ma touchante candeur et mon comique idéalisme, malgré tout je cherche en lui sa part de lumière. Je tente de percevoir chez cette bête indigne un peu d’humanité. Je m’évertue à découvrir une âme claire sous ces haillons moraux et ces apparences de fouineur des égouts...

Alors, maudissant mes préjugés de nanti embourgeoisé et tout en demandant pardon au Ciel pour mes pensées médisantes à l’égard de ce pauvre diable, dans un fol élan d’authentique altruisme je vais vers ce Rom pour me présenter à lui sans malice.

Et lui parler avec sincérité, engager avec lui un dialogue sain, franc, généreux, le coeur ouvert, la foi inébranlable, parce que finalement je crois en ce Rom, je crois en Dieu, je crois au progrès des civilisations, des peuples, des individus, de moi-même...

Dans ce moment de vérité j’aimerais qu’il me voie, lui aussi, de manière désintéressée et qu’il me salue non comme un portefeuille ambulant à alléger mais comme un ami, un frère humain, un égal compatissant, un semblable à l’écoute, une aile bienveillante.

Mais je ne trouve devant moi qu’un indécrassable nuisible incapable de fraternité, hermétique aux pensées nobles et nullement soucieux des causes supérieures !

Il semble ne rien comprendre à ma démarche ou alors il fait semblant !

Soit stupide, soit pervers, soit les deux à la fois, toujours est-il qu’avec sa trogne caustique il continue sa mauvaise comédie, la main tendue, les yeux suppliants, le coeur plein d’ordures.

Sa plus impérieuse aspiration se résumant, de toute évidence, non pas à vivre proprement, non pas à faire partie de l’Humanité glorieuse mais à extorquer quelques miettes d’euros à son prochain par tous les moyens, quel qu’en soit le prix. En y sacrifiant même son dernier honneur, sans aucun remords.

Et cela, pour mieux alimenter sa bassesse, entretenir sa souillure, se vautrer dans ses péchés...

Pitoyable rat du marché des Jacobins que je croise désormais avec plus de dégoût que jamais !

Je n’ai qu’un rêve, qu’un souhait, qu’un espoir, radical mais rédempteur, pour cette incarnation du vice et de la saleté qui fait honte aux bipèdes congrus que nous sommes : réhabiliter les châtiments corporels et l’humiliation publique, seuls moyens de lutte efficace contre cette infection sociale. 

Bref, je brûle de le voir expier sur la place du marché, fouetté comme il le mérite et exposé aux moqueries tel un quasimodo au rabais, et ce afin de remettre de gré ou de force cette abjection dans le chemin des élus à face humaine.

dimanche 1 mars 2020

1573 - Emoi au marché

Je la vois, entourée de ses cases à légumes, auréolée de son charme béotien, éclatante comme un jour de fête avec ses traits clairs et son air de sauvageonne...

Et je tremble, je bous, je défaille, et je lui commande des endives sans nulle envie d'endives, des avocats sans aucun  désir d'avocat.

Mais avec la soif de ses yeux, la fièvre pour ses lèvres, et je lui adresse des flammes en guise de mots.

Elle me sert et lorsqu'elle me demande si je préfère des avocats pour aujourd'hui ou pour plus tard, c'est à dire des bien mûrs ou des plus verts, je lui réponds par un rire irrépressible : je suis ému, si faible et si enivré devant cette Vénus des classes moyennes -qui aurait dû me laisser de pierre, voire ostensiblement méprisant-, que je réagis avec cette hilarité inattendue qui me surprend moi-même.

Elle est loin de mon azur choisi, aux antipodes de mon olympe d'esthète féroce, à l'opposé de mes feux poétiques et pourtant je ne puis demeurer insensible aux attraits profanes de cette fille de peu faite d'eau simple et de glaise commune.

Et après avoir payé je pars comme un voleur, l'âme pleine de ciel, mon panier chargé de quatre endives et de deux avocats - bien mûrs - , le regard comblé par la vision de cette fée vulgaire qui endimanche ma journée de son sourire commercial mais néanmoins charmeur.

Et je poursuis mon chemin sans oser me retourner sur la maraîchère en espérant la revoir dans cinq jours, pour le prochain marché, plus déterminé que jamais à lui confesser mon secret, lui avouer la raison de mes systématiques achats chez elle, lui dévoiler cet incendie qui couve sous mes apparences glaciales.

Et, surtout plus lâche que jamais, pour y renoncer au tout dernier moment comme ce fut le cas aujourd'hui encore pour la dixième fois et ainsi faire durer mon supplice cinq jours supplémentaires...

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/LyeUSJ8BBgc

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique