jeudi 25 juin 2020

1590 - L'amour, ça gèle les doigts de pieds !

L'avantage de l'amour, c'est qu'aucune loi humaine n'exercera sur lui la moindre autorité.

Ca, tout le monde le sait.

L'amour, par essence, déplaît aux juges, aux frileux, aux prudents, aux sots, aux fats, aux rats, aux mesquins, aux requins et à la vermine qui tous veulent n'en faire qu'une bouchée !

Alors que l'amour est un festin sans fin à dévorer sans faim et à explorer en long et en large.

Ca, tout le monde ne le sait pas.

C'est une chose énorme, effrayante, monstrueuse qui fait fuir les moutons, courir les chiens, rêver les loups.

Et indiffère les vaches.

Injuste, discriminatoire, immature, borgne, l'amour voit rouge, broie du bleu, montre du doigt.

Et boit le feu du ciel.

Ce qui crève la peau, ce qui fait des bosses sur le front, ce qui perce la ténèbre, voilà ce qu'est l'amour.

Un bonbon au suc de ronce et au sel de fleurs.

Avec, en plus, une brise de jurons pour se rafraîchir les idées et deux ou trois gorgées de sens pour en sublimer l'amertume.

L'amour, c'est une flèche de l'hiver qui vient se ficher dans le cul du printemps. C'est toute la force du gel dans le coeur des tièdes ! C'est la gloire de la neige éternelle sur le Soleil impuissant.

L'amour méprise les faibles, les poltrons, les larves et les rigides.

Il tue l'oisillon dans son duvet pour ne se donner qu'aux êtres de plumes.

Seules les âmes d'envergure survivent à sa gifle étincelante. Les autres se rapetissent sous le tonnerre. Et meurent de leur néant.

L'amour est un banquet sans fond pour becs durs et ailes sûres.

Déchantez tous car l'amour n'est résolument pas pour vous. 

Il n'est que pour les autres.

mardi 23 juin 2020

1589 - Ivre de givre

Il se dépose sur toutes choses, frigorifie les êtres et la terre, blanchit le monde de son féroce et sublime baiser de mort.

Le givre pétrifie et embellit tout.

Quand le froid fait la loi, je me crois sur la Lune.

Et je rêve de légèreté, d'infini, d'éternité.

Alors je pars rejoindre le corbeau au bec dur et à la plainte rauque qui va si bien avec.

De la glace et des ailes : c'est tout ce dont il me faut pour faire battre mon coeur de pierre et briller mon âme d'esthète.

Et je m'envole, ivre de beauté austère, vers des espaces bleus, aigus, idéaux.

Insensible aux larmes vulgaires de la vermine qui souffre sans se soucier du Beau.

Mes amis d'en haut sont les oiseaux effrayants et superbes qui frôlent les astres, foncent vers les sommets, partent pour des ailleurs sans fin.

Le gel qui fige tout me rend joyeux.

Il mord les misérables dépourvus d'envergure, afflige les pauvres dénués d'esprit, assombrit les jours stériles des frileux, illumine ma face de rat faite pour le ciel.

lundi 22 juin 2020

1588 - Eau froide

Quand je suis assiégé par le Soleil, assommé par ses coups de marteau, brûlé par ses rayons tyranniques, je plonge la tête dans un ciel de Farrah Fawcett pour me rafraîchir de son image.

Belle comme une boule de neige, aussi éclatante qu’une montagne de glace, elle brille sur moi telle une toundra éternelle.

Je suis un macho radical et me soumets à l’ordre phallocrate de l’Univers et de ses sommets.

Entre l’homme et la femme, Dieu a décidé que la loi virile serait implacable.

Alors je me dresse face à cet autre astre magistral nommé “femme” et dépose à ses pieds ma couronne de lumière.

- Eve, voici ma flamme, voici ma force, voici ma vérité ! Donne-moi ta fleur, ton eau et tes nuages. Fais-moi oublier le feu de l’été que je fuis car je suis ivre du désir d’ondes, de lacs, de vagues...Flatte mes légitimes appétits : lustre les casseroles et fait luire ta peau, médite en cuisine et parle-moi dans l’alcôve. Prépare mes festins en y mettant la chaleur du foyer et tout l’amour qui va avec !”

Mais ces mots idéaux n’étaient qu’un rêve, que des ombres. Et je me réveille sous l’étoile brûlante, plus assoiffé que jamais d’azur glacial !

Et le soir venu l’orage vient faire trembler le monde, effrayer ses créatures, inonder la terre, caresser mon front, abreuver mon âme.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/u_0XDRKHzTk

vendredi 19 juin 2020

1587 - Burcu Güneş

C’est la voix originelle, la lumière du commencement, l’oiseau de toutes les aubes.

La rosée de l’Univers.

Elle est la mémoire des mythes, la musique des éthers, l’incarnation des millénaires.

Et a le visage des rêves.

Ses prières et ses chants partent de la Terre, de ses gouffres et de ses océans, pour monter vers d’autres mondes.

Loin, sans retour, à l’infini.

Elle porte l’espoir des rocailles, l’or de la nuit, la légèreté des siècles : la sève des vies coule en elle. Et se diffuse partout.

Ses racines mystérieuses donnent des fleurs aux hommes.

Elle brûle de joie, brille de beauté, succombe d’amour.

Son âme vaste et sublime a soif d’azur, de bleu, de blanc.

C’est une femme qui sourit, pleure, crie, soupire et chante, comme nous tous.

Et s’envole.

Avec au fond des yeux la douceur d’un feu caché, sur le front la paisible gravité des créatures éveillées.

Et dans le coeur, des germes de ciel qu’elle sème sur nos têtes.

Cette mortelle aux ailes divines laisse entrevoir, à travers ses mélopées et ses traits étranges, un ailleurs, d’autres horizons, plein de nuages.

Oui, à travers ses élégies et sa face énigmatique...

mercredi 17 juin 2020

1586 - Anti-romantique

Mon coeur de mâle et seigneur n’a pas les douceurs artificielles du siècle.

A la gent femelle, jamais je n’adresse les molles tendresses auxquelles la civilisation l'a accoutumée.

Les flasques élans du sentimental sont destinés, selon moi, aux chairs avachies, aux esprits amorphes, aux bécasses inconsistantes.

Les amants sont devenus des larves : du haut de leur déchéance ils font les poulettes en croyant faire les hommes.

Et à force de singer les bêtes à plumes ils ressemblent à des mulets.

Ils ont des sentiments, des délicatesses, des fragilités...

Ces douillets se targuent même d’avoir de la sensibilité ! Ils s’épilent, s’étalent des crèmes sur la face, vont chez le coiffeur, se parfument... A quand les vapeurs du dimanche ?

Je ne suis pas de cette race bâtarde d’oisillons émasculés.

Moi j’ai une âme d’airain, une peau de granit, des traits de silex, un sang de lion.

Et pour les femmes, une faim de loup.

J’ai la dent dure et la caresse féroce, la tête froide et la main ferme, le regard glacial et le geste viril. Je piétine les fleurs et offre des ronces, crache sur la dentelle et baise le feu, déchire la soie et m’enivre d’épines.

Aux élues, je destine mes orages.

Aux frileuses, mon mépris.

Seules les vipères aiment mon visage rêche, mon poing magistral, mes mots cinglants et mon ciel plein de tonnerre. 

Ces venimeuses dénuées des pâles illusions du romantisme sont dignes de mes crocs et de mes vigueurs.

Je leur réserve les rêves vrais de mes fruits frais, c'est à dire les flots lumineux de mes flammes séminales.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/1ZlzB9M4umE

samedi 13 juin 2020

1585 - Mon livre édité par Conversano

Cette oeuvre est un condensé de vérités scandaleuses, un concentré de sauce piquante, une grenade de vrai, une bombe de lumière crue.

Une tarte à la tomate atomique.

Au fil de ces pages vous trouverez le pire du pire, c’est à dire la fleur du meilleur. De la dynamite au fond de coupes de miel. Du venin de vipère mêlé de jus de rose. Des crachats d’anges et des baisers venus d’ailleurs...

Et même, de la bonne grosse confiture au sel de mer.

Le contenu de cet ouvrage aux apparences modestes vous explosera à la gueule ! Il caressera surtout vos désirs les plus cachés, les moins avouables, ceux que vous n’osez jamais faire parler.

Moi je leur ai donné la libre parole, à ces chers cauchemars qui vous font tous rêver, secrètement...

Bref, la lecture de ce livre vous écoeurera divinement. Mes textes feront jubiler les uns et révolteront les autres. Soit vous rirez avec férocité sous les crocs lumineux de ma plume, soit vous serez lamentablement écrasés comme des larves sous des enclumes d’incompréhension !

Ce sera l’ivresse pour les grands, l’amertume pour les petits.

Aux âmes frileuses qui verront leurs certitudes se faire trancher en rondelles par mes lames izarriennes, je promets de fructueuses interrogations, de fertiles nuits d’insomnies, de douloureuses mais profitables remises en question.

Les éveillés quant à eux se réjouiront de voir leurs derniers barreaux mentaux s’écarter sous le souffle libérateur de mon évangile et auront la joie de côtoyer les papillons dans les hautes sphères des beaux esprits.

Timorés à la pensée plate ou aventuriers des idées de feu, droitards secs ou gauchistes flasques, hommes ou femmes, jeunes immatures ou vieux hiboux, tous y trouveront leur bénéfice.

En effet, mes mots piquent tels des dards salutaires et giflent les faces molles pareilles aux pluies vivifiantes : ils ont la vertu de fortifier les hésitants, de faire bouillir les tièdes et de réveiller les endormis.

Vous savourerez l’exquise légèreté et la délectable acidité de mes doctes salades de sagesse cuisinées au vitriol.

Ou vous dégueulerez tout en bloc.

Avant d’y revenir en cachette, la nuit, sans témoin, fascinés que vous serez par mes lueurs délictueuses, émoustillés par ma liberté de bien penser, excités par l’interdit, délicieusement effrayés par les épines aperçues entre mes lignes...

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/MRjgFWNGB7k

jeudi 4 juin 2020

1584 - Facho

Je suis ce qu'ils appellent un “facho”.

“Ils”, c’est à dire les rouges, les cocos, les gogos de la gauche.

Je suis un “facho” donc. Un vrai de vrai et même de la pire espèce.

La crème de la crème, ou plutôt la lie de la lie. Enfin le meilleur, le coeur de la fleur en tout cas.

Une belle pourriture. Toujours selon “eux”.

Et je ne m’en défends pas. Peu importent comment ils qualifient la blancheur de mon drapeau, l’éclat de mes vues, la lumière de mes pensées : je suis à ma place là où je dois être, à droite de la droite et pas ailleurs.

Je n’ai honte ni de mon sang ni de mon ciel. Pas plus de mon pays que de son Histoire. Et pour eux, si fiers de leurs vices, c’est un grand péché.

Ma couleur c’est le blanc.

Je n’y puis rien, je suis né ainsi : avec des blés blonds sur ma tête et de la neige dans mes gènes.

Pour cette unique raison je suis mauvais, méchant, injuste.

Ma grande faute à leurs yeux, c’est de ne pas me prosterner devant les “richesses et douceurs” apportées par les envahisseurs, de ne pas vouer un culte enflammé aux fées sataniques du féminisme, de ne pas admirer avec béatitude le trou du cul de l’homme changé en sexe de femme.

Bref, ils me reprochent de ne pas vouloir m’adapter au siècle. 

L’immense progrès humain consistant à remplacer un phallus par un orifice femelle m’ayant échappé, je passe pour le dernier des arriérés. Insensible à l’ivresse générée par le viol des lois naturelles, je suis taxé de timoré. Le vertige de l’abîme ne m’attirant nullement, je suis soupçonné de vouloir pactiser avec les forces de l’ordre divin...

Il est vrai que j’en tiens une sacrée couche avec ma grosse couenne de macho pur et dur...

Pour la femme j’ai des conceptions révoltantes, des ambitions insupportables, des missions dégradantes : respectabilité, maternité, conjugalité. Son rôle : protection et transmission des valeurs familiales, gardienne du foyer et incarnation des vertus.

Le summum de la négation de ses droits, pour eux les “progressistes” qui l’idéalisent non pas dans l’enfantement mais dûment avortée...

Pour mon pays je prône la sécurité, l’homogénéité, la francéité.

Alors là je ne suis plus un “facho” passéiste et rétrograde mais carrément un “nazi” ! Je suis Hitler en personne ! L’incarnation du mal absolu ! Je suis la HAINE, je suis l’IGNOMINIE, je suis la BÊTE IMMONDE !

C’est tout l’honneur que me font, dans leur zèle humaniste, ces grands éclairés de gauche...

Mais redevenons plus modestes, ils savent bien au fond d’eux-mêmes que je ne suis qu’un ordinaire petit gaulois aux idées banalement “nauséabondes”...

Un “facho” en somme.

vendredi 29 mai 2020

1583 - Le sommet de la droite

Je suis de droite.

De droite intègre, propre, dure.

Au côté extrême de la ligne rouge.

Ma droite à moi est sans arabesque, dénuée de courbe, exempte de légèreté.

Mais pleine d’allégresse !

Elle est à poigne de fer, à la pointe de la droiture, a les angles aigus.

Aussi tranchante qu’une épée.

Et ne revêt nul gant de velours. Ne se voile sous aucun artifice. Ne porte pas de masque.

Elle frappe fort : ni la mollesse ni la tiédeur ne la corrompent !

Elle est au point crucial de non retour : au pied de la couronne, à une tête du Ciel, à deux doigts de la main divine.

Calquée sur mon coeur, elle est de granit. Pure. Crue. Forte. Intransigeante.

Sans faiblesse, nourrie de feu, elle ne tolère que le vrai, le juste, le haut.

Aussi implacable que le Soleil, elle éclate de vérité.

Je suis de la droite rugueuse, lourde, décapante qui plaît tant aux peuples sublimes et vertueux.

Ami des hommes, frère des valeureux, roi de la liberté, je ne suis l’adversaire que des menteurs, des mauvais, des sombres et des larves.

J’aime la force, j’aime l’audace, j’aime la lumière.

Je suis de la droite sacrée.

Remplie de gloire.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/LiTxbctP6CY

mercredi 20 mai 2020

1582 - Les hauteurs du temps

J'ai la peau dure, le corps massif, le pied solide.

Et la tête dans les nuages.

Ca fait des siècles et des siècles que j'ouvre les bras au ciel.

Imperturbable.

Viscéralement attaché à mon sol, pesant comme un granit, rayonnant tel un spectre, je suis immense, indestructible, éternel. 

Silencieux et plein de majesté, je pense dans les airs, rêve dans le vent, m'assoupis sous le vaste azur...

Et me déploie dans toute mon envergure au cri du hibou.

Le jour je suis une ombre, la nuit je suis une âme. Mais toujours, une essence.

Et là où je me trouve, un point crucial. Un sommet, une légende. Toute une histoire...

Les saisons sur moi ont l'effet des papillons éphémères. Je prends tout avec la distance, la sérénité des grands esprits.

Et la dérision des vieux sages.

Le temps est mon royaume. Il passe, coule, s'enfuit, revient, repart. Mais me laisse de marbre.

La perpétuité dans la paix, c'est mon destin.

Je vis heureux, entouré d'autres géants de mon espèce, loin de tout, au coeur des âges oubliés, dans un espace qui est aussi un mystère.

Peut-être m'avez-vous déjà croisé dans la forêt de Bercé...

Vous les mortels, moi le chêne millénaire.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/hL2twbYwbBk

mardi 5 mai 2020

1581 - Carré magique

MASQUER LES PROBLÈMES RÉELS AVEC UN BOUT DE TISSU
 
L’hystérie médiatico-politique à propos des masques est bien entendu destinée à faire diversion chez le peuple français...
 
Les marionnettistes au pouvoir sont en train de jeter des joujoux aux chiots dociles que sont devenus les français afin de détourner leur attention.
 
La mobilisation générale autour de la disponibilité de ces protections faciales crée un événement, une "info", une peur artificielle puis un besoin impérieux de s'en procurer. Au final le français lobotomisé par la psychose collective n'a plus qu'une fixation : se fournir en accessoires sanitaires pour pouvoir participer au grand carnaval national.
 
Oubliées ses revendications et doléances d'avant le confinement ! A présent monsieur Dupont, calmé, maté, soumis, réclame ce que ses maîtres lui suggèrent.
 
C'est en jetant une baballe sous la truffe du chien de chasse qu'on le détourne de sa course aux lièvres pour le transformer en gentil caniche à sa mémé ! Aux oubliettes les manifestations des GILETS JAUNES et autres citoyens en colère ! Dans la fosse des rêves, toutes les priorités d'hier...
 
Désormais l'urgence, ou plutôt la fausse urgence, ce sont les carrés de ouate.
 
Un ridicule bout de tissu permettant de voiler les vrais problèmes des français, de faire disparaître de leur tête tous les sujets gênants au yeux du pouvoir. Magnifique tour de passe-passe de nos manipulateurs hauts placés !
 
Ils ont réussi cet habile tour de force : faire en sorte que ce soit le troupeau lui-même qui finisse par être demandeur de ses propres chaînes.
 
Une étoffe légère qui agit comme un puissant dérivatif.
 
La course frénétique aux cache-visages n’est rien d’autre que la ruée de la population vers son auto-musèlement.
 
Bravo aux illusionnistes de l'Élysée et à leurs alliés les médias matraqueurs de cervelles (notamment BFMTV) pour leur formidable numéro de magicien qui enfume tout le monde !

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dimanche 26 avril 2020

1580 - Pensée malade

Un détracteur commentait sous un de mes plaidoyers pour l'hétérosexualité : 

"VOTRE HOMOPHOBIE EST SUSPECTE, ELLE TRAHIT UNE HOMOSEXUALITÉ REFOULÉE"

Ma réponse :

Vous êtes un bel exemple de gauchiste qui cherche toujours à frelater, falsifier, dénaturer les références les plus sacrées : si je comprends bien votre raisonnement de pervers-dégénéré-enculé que vous semblez être (et je suppose que vous devez aussi en tirer une particulière fierté), un hétérosexuel est fatalement un gay refoulé.

Pire : la moindre critique envers la pédérastie, la plus petite remarque dans le sens de la préservation des trésors de la famille traditionnelle pour vous équivaut à un aveu de bougrerie cachée...

Ainsi vous soupçonnez d'homosexualité les gens équilibrés, sains d’esprit qui ont le malheur d’être choqués par vos moeurs déréglées, autrement dit vous êtes INCAPABLE de concevoir un monde NORMAL peuplé d'humains NORMAUX...

Il faut toujours que les dissolus de votre espèce voient le mal là où il n’y a que probité, innocence, pureté... Ce qui est très révélateur de l’état d’esprit du libertaire.

A mon tour je pourrais affirmer qu'il est très suspect de défendre les inversés comme vous le faites et que cela cacherait bien une pédophilie refoulée... J'adopte ici la même logique d'abâtardi avec laquelle vous suspectez les individus salubres qui, comme moi, en ont plus que marre de la sur-valorisation politique, culturelle, médiatique, sociétale de ces enculés fiers de l'être...

Un homophobe, aux yeux d'un de ces enculés notoires, est nécessairement un bougre refoulé... Pas d'autre explication possible pour un gaucho ! En effet, il est inimaginable, selon le dépravé de gauche, qu’on puisse agir de manière désintéressée, pour l'amour du bien, du beau, du vrai. Non, pour le gauchiste un homme honnête qui parle cache forcément des causes peu avouables...

Dans ce contexte malsain de perversions démocratisées, la société en est arrivée à incriminer les pudiques, à calomnier les décents, à jeter l’opprobre sur les derniers des Mohicans partisans de l’intégrité.

Elle leur a d’ailleurs donné de drôles de noms : “fachos”, “intégristes”, "obscurantistes”...

Et, ultime perversité utilisée par les prêcheurs de la débauche pour mieux décrédibiliser ces “mauvais éléments”, ces “arriérés” et tourner en dérision leur autel sacré : on les accuse d’incarner le contraire de ce qu’ils professent.

Ainsi l'apologiste de l’hétérosexualité devient-il tout naturellement un “homosexuel refoulé” aux yeux de son accusateur dénué de tout autre argument. Procédé habituel du Diable : l’inversion des évidences, le renversement de la vérité, la transmutation de l’or en merde. .

En tentant d’avilir de la sorte les intentions les plus chères de leurs détracteurs, les apôtres du mal signent leur méfait à l’encre de la bêtise...

Mais le pire, c’est que dans une apothéose de bassesse et de putrescence généralisée à tous les niveaux, juges, pédagogues, enseignants, influenceurs, politiques, idéologues, organisations reconnues, administrations, acteurs aux postes-clés du pays et autres faiseurs d’opinion en appellent au “civisme”, à la “citoyenneté”, et même à la “conscience de chacun” pour dénoncer ces “adversaires du progrès”. Et combattre leurs idées et comportements “nauséabonds”...

Ainsi les âmes fortes, dignes, inflexibles, pleines de respect pour les grandeurs les ayant précédées et dotées d'un sens de l’honneur et de l’éthique développé, sont-elles méprisées par tout un système qui se voue à la perdition dans des surenchères féministes et homophiles de plus en plus délirantes !

Culpabiliser la blancheur, telle est la réponse de ces militants de la crasse que blesse la propreté.

Pauvre humanité de détraqués ! Tant qu'il y aura des décadents pour supposer qu'un être sain d'esprit comme moi épris de valeurs intemporelles n’est qu’un inverti refoulé, alors je serai un ardent homophobe !

Cette matrice que vous fabriquez est MALADE et vous-même êtes MALADE car il faut être MALADE, spirituellement pestiféré, moralement contaminé par le virus du mensonge et la lèpre du gauchisme, pour penser que celui qui se fait l'avocat du foyer conjugal est un sodomite refoulé !

C’est même là le signe de la totale corruption de notre société, de notre siècle, de notre morale. Vous incarnez, exactement par votre pensée pathologique (qui malheureusement est très répandue aujourd’hui) la perte de notre civilisation.

Nos grands-parents élevés dans les années 50 et 60 n’auraient jamais cru qu’un jour leurs propres enfants accompagnés de leurs petit-enfants montreraient d’un doigt réprobateur les gardiens de la cellule familiale, de la norme hétérosexuelle, de la vertu... Non, ils n’auraient pas pu imaginer que leurs enfants élevés par leurs soins dans les lumières chrétiennes tomberaient de si haut, au nom de “l’ouverture d’esprit”.

Et que leurs petits-enfants plus radicalement encore (élevés quant à eux non pas dans la sainte religion chrétienne mais dans le culte satanique des LGBT), participeraient à des GAY-PRIDES, deviendraient bisexuels, homosexuels, transgenres et j’en passe... Et glorifieraient leurs déviances et en seraient même les plus fervents promoteurs. Et seraient officiellement acclamés pour cette raison, toujours au nom de la tolérance, de l’humanisme, de la liberté, de la modernité... Et seraient de vaillants destructeurs de la parentalité, de zélés corrupteurs de la jeunesse, de parfaits défenseurs du vice, de brûlants adeptes du désordre, du chaos sexuel, de la ruine morale...

Jamais nos ascendants n’auraient osé effleurer la simple idée que la génération après eux serait celle que je viens de décrire.

dimanche 12 avril 2020

1579 - Un regard en arrière

Je traîne un siècle derrière moi. 

Je suis jeune, très jeune : j'approche de l'âge zéro, le dernier jour de mes rides. A la veille de mon trépas. Quand on a cent ans, quand on a vécu, quand on est déjà mort, on est au-delà de la vieillesse, on redevient une flamme.

Alors je brûle. Et vacille... Mais vais me rallumer de l'autre côté. Déjà je distingue des formes à travers le voile.

Et je vole vers ce nouveau ruisseau, me laisse glisser mollement dans cette clarté étrange et belle. Je dois tout oublier pour mieux me libérer de ces cent années d'homme et monter vers l'azur.

Mais d'abord, je désire une ultime ivresse.

Lâcher prise oui, après avoir revu les grâces et onctions de ma vie. Sourire au monde et à la fin, le quitter.

Je suis en paix, je pars le visage fatigué mais l'âme claire, le dos courbé mais le regard droit. Je veux revoir quelques empreintes de mon passage sur cette terre, revivre ce temps passé, bénir toutes ces choses, louer le sort.

D'un souffle ou deux de plus, le Ciel m'accorde cette faveur.

Aussi je porte ce bonheur final à mes lèvres : un verre de mes souvenirs les plus doux accompagné de quelques brumes d'hiver. Avec, peut-être aussi, un chant de corbeau.

C'est tout ce que je demande, avant d'aborder le grand horizon.

Puis m'endormir dans l'éternité.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/jWQvvgDG4IE

vendredi 10 avril 2020

1578 - Interview exceptionnelle

Monsieur Raphaël Zacharie de IZARRA, en ces temps troublés, comment vous portez-vous ? Le confinement n'est-il pas trop pénible pour vous ?

Je me porte à merveille, d'ailleurs je ne suis pas là pour me plaindre. Je laisse les pleurnicheries du quotidien et autres méprisables doléances plébéiennes aux âmes flasques qui ne méritent pas de recevoir la douceur du jour sur leur face d'éternels ingrats ! Nous sommes confinés, quasiment auto-incarcérés dans nos salons, nos libertés fondamentales d'aller et venir ont été violées sous prétexte de virus, nous entrons dans une récession économique de grande ampleur, et tout cela est magnifique ! De cette situation exceptionnelle, j'augure un avenir radieux. Et si malgré tout c'est pire, ce sera encore mieux ! Les mauvais chemin finissent toujours par mener sur de belles routes. Plus la soupe sera amère, plus on appréciera le dessert ! Et plus le temps des vaches maigres durera, plus verte sera l'herbe au bout du tunnel ! Plus les restrictions seront âpres, plus nos jouissances seront raréfiées, moins on aura besoin d'artifices. Bref à mesure que nous ne vivrons que d'essentiel, la vie sera plus belle car plus simple, plus saine, plus vraie ! C'est dans la privation et non dans l'opulence que naît le vrai bonheur. Hier nous baignions dans la graisse et l'insouciance qui nous amollissaient et émoussaient nos sensibilités. Rassasiés de superflu jusqu'à l'écoeurement, nous étions des larves. J'espère que nous nous serrerons davantage la ceinture, jusqu'à la délivrance de nos viles habitudes de consuméristes ! Ainsi nous regarderons comme des trésors ce qu'avant le cantonnement nous considérions comme des misères.

Comment analysez-vous le traitement médiatique et politique de cette crise sanitaire ?

Comme tous les gens intelligents, j'estime que ce matraquage tous azimuts à propos du virus est non seulement indigeste mais surtout insignifiant. Il y a tant de choses passionnantes auxquelles se consacrer, surtout en cette période providentielle de quarantaine où le travail professionnel n'est plus une priorité... Les masses dociles perdent leur temps à s'abrutir autour de ce sujet qu'elles se ressassent stérilement, alors qu'elles pourraient mettre à profit cette liberté soudaine pour éteindre voire casser leurs télévisions, grimper aux arbres, admirer les étoiles, réfléchir, s'entraîner à changer leurs rapports superficiels aux choses, bref enrichir leur existence de ces petits riens précieux qui en font la vraie saveur. Je me désole de constater que tant de jardins intérieurs ne soient pas cultivés en cette occasion si propice... Quel gâchis ! Pour ces âmes vulgaires j'imagine que les événements doivent être source d'angoisse, de confusion, de mal-être... Je suppose que ces pauvres esprits doivent attendre avec impatience un retour à l'engourdissement du monde d'avant... Pour ces crétinisés du système l'électrochoc n'aura pas été assez violent. Il faut toutefois espérer que l'avenir leur réserve des cloches de réveil plus radicales. Pour l'heure, ils sont demeurés des moutons bouffant du BFMTV à longueur de journées...

Et vous, comment occupez-vous actuellement vos journées Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Je ne fais rien.

Comment cela ? Vous ne produisez aucun fruit prodigieux en ces circonstances extraordinaires ?

En effet, je savoure la paix des rues désertées, hume le parfum délectable de la mort citadine, observe le vol des oiseaux dans le ciel ravivé, fais ami-ami avec des chats inconnus sortant de leurs trous, tends l'oreille aux menus bruits de la cité figée et autres voix émanant des tombeaux qui m'entourent, je veux parler des foyers où désormais sont cloîtrées les familles. Non sans malice et curiosité... On se croirait dans une vaste nécropole. C'est charmant et même très inspirant. Je m'abreuve de ce miel rare et prends mon temps pour en jouir du matin au soir. Et même au coeur de la nuit où je rêve éveillé. Mais en fait quand je dis que je ne crée rien actuellement, bien au contraire je cultive beaucoup de choses en réalité ! Sauf que ce sont des patates moins tangibles que ce qu'on pourrait attendre : je me fabrique du bonheur. Oui, je suis heureux de vivre en ces heures de contingentements, de silence, d'immobilisme. Mais pour être honnête, j'étais tout aussi heureux avant, également...

Si j'ai bien compris votre "contemplative inactivité" a été conditionnée par la subite inertie de la société... Par conséquent, que ferez-vous après le confinement ?

Je cracherai mes baisers de feu sur le monde. 

C'est à dire ?

C'est à dire que je serai au rendez-vous des choses et des hommes sous les astres éternels. A la place qui a toujours été la mienne : devant la porte de la vérité, cherchant à me faire entendre auprès des sourds et des incrédules tel un Christ certes imparfait mais tout de même lucide. Et sincère.

Quel programme ! Et là, qu'attendez-vous du sort ? 

Tout. Autrement dit le meilleur qui soit. Et si le pire arrive, ce sera encore bon à manger. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, je suis toujours preneur. Hier noir, aujourd'hui blanc, demain gris : pour moi tout a la couleur idéale de la vie. Salée ou sucrée, elle est toujours délicieuse... Alors quand elle est pleine de ronces et d'amertume comme aujourd'hui, quel régal ! Le confort et l'abondance du passé, devenus écoeurants à vomir, me font raffoler du vinaigre ! Quoi qu'il arrive, mon coeur se réjouit de la surprise qui lui sera servie à la table du destin. C'est précisément l'aventure du monde avec ses hauts et ses bas, ce que j'appelle le risque de vivre. Ou la joie de participer au festin de l'Univers ! Que j'avale de la boue ou de l'azur ici-bas, tout à le goût des repas de fête car je me nourris de toutes les expériences. Et c'est merveilleux.

Avec les premières chaleurs printanières, aurons-nous le privilège de vous apercevoir en train d'arpenter les rues mancelles en slip, à présent qu'elles sont dépeuplées, dites-moi Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Certainement pas ! Je ne baisse mon froc que devant ma caméra. Et encore, ça dépend du sujet traité. J'ai de la décence.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui, n'ayant pas votre lumière, dépriment entre leurs quatre murs ?

A ces victimes de la paresse intellectuelle, à ces otages consentants dotés de vues brèves, à ces esclaves de la télévision, à ces martyrs imaginaires que leur propre bêtise condamne au malheur, à ces sous-humains aliénés par leur pauvreté spirituelle enfin, je conseille très pédagogiquement de continuer à fermer les yeux. Jusqu'à l'éblouissement. Anéantis de stupidité, fatigués de leur lourdeur, assoiffés d'air pur, ils se rendront compte d'eux-mêmes de leur état de légumes et prendront la décision de devenir des hommes, avec ou sans effort selon leur nature. On ne peut rien faire sans l'assentiment des gens. C'est exactement ce que font en ce moment ceux qui nous gouvernent : ils privent les citoyens d'oxygène avec leur accord exclusif, dûment signé ! Hé bien pour ces déprimés que vous évoquez, c'est la même chose : s'ils veulent se libérer de leurs chaînes mentales, de leur sottise, et surtout des incessantes inepties débitées par leurs putains de postes de télévision sempiternellement branchés sur les chaînes d'informations en continue, ils doivent adhérer d'eux-mêmes aux vérités non officielles... C'est par leur jugement qu'ils obtiendront l'auto-accord de laisser leur âme respirer. Pour résumer, chacun a ce qu'il mérite. Pour les uns, les larmes, pour les autres les rires. C'est simplement une question d'éveil.

Quel drôle d'oiseau vous êtes ! Je crois qu'à travers la densité de vos réponses on a déjà fait le tour de pas mal de questions, cher Raphaël Zacharie de IZARRA... Je ne vous en poserai donc pas plus.  Un dernier mot pour la route ?

Décollage !

mercredi 8 avril 2020

1577 - Jean-Claude LADRAT

Jean-Claude LADRAT est un ours avec des rêves de papillon.

Une enclume pleine de légèretés. Une glèbe semée de fleurs. Une rocaille aux ailes de fée.

Pour cet oiseau hors-sol, l’extrême fantaisie est la chose la plus sérieuse qui soit au monde.

Le ciel, c’est son évangile.

L’imaginaire est sa table de travail, l’enchantement son matériau essentiel, le firmament son espace de jeu.

Et le poireau son réconfort.

Avec ses allures de pachyderme tranquille, il a la prétention de décoller. Corps et âme.

Pas symboliquement, non. Haut. Loin. Longtemps. Lui, ce sont les étoiles qu’il vise.

L’horizon, l’océan, l’infini, c’est son chemin de lumière. Il a en lui cette ivresse, cet émerveillement, cette étincelle que seuls connaissent les enfants.

Les moqueurs prennent ce conquérant des nuages pour un fou. Voire pour un benêt. Eux les matérialistes, lui l’ailée... Eux les vrais lourdauds, lui l’authentique esprit. Eux les mulets, lui l’élu.

Les sarcastiques qui se targuent d’avoir les pieds sur terre plaignent celui qu’ils qualifient de pauvre dingue.

Mais lui s’en moque. Indifférent aux lourdeurs du monde, il vole.

Haut. Loin. Longtemps.

Triomphalement maintenu dans les airs, étendu sur son matelas de poésie.

VOIR LA VIDEO :

https://youtu.be/tWCFx9IwPDI

Liste des textes

1328 - Je suis apolitique