jeudi 9 août 2012

965 - Vaines possessions

Autant le dire crûment sans prendre d’hypocrites précautions à l’égard des sensibilités grossières que je vais nécessairement offenser, tant cette vérité est brûlante en moi : les biens matériels m’étouffent, me rendent malheureux, m’empêchent de vivre.

Je ne respire pleinement l’air de la vraie liberté que dans la privation permanente et définitive du superflu.

Et même de certains biens que l’on prétend nécessaires, lesquels sont encore de trop à mes yeux.

Le dépouillement matériel constitue ma véritable richesse : l’accumulation d’objets inutiles, et même utiles, agit sur moi comme des bruits parasites, c’est à dire des fers aux pieds. J’ai trop conscience d’avoir des ailes de très grande envergure pour vouloir entraver mon vol avec ce plomb vulgaire.

C’est une jouissance d’esthète, une satisfaction de grand esprit, une joie d’âme supérieure, un véritable repos intérieur que de faire le vide autour de moi. Ma vie sans confort matériel forme le confort de mon esprit. Les objets qui m’entourent
pèsent comme des boulets.

Même les objets d’art sont de trop dans mon quotidien. J’estime que la jouissance suprême par rapport à l’Art, c’est de pouvoir s’en passer. Pour moi l’expression la plus raffinée, la plus achevée de l’Art, c’est l’absence d’objet d’art. L’épuration des formes poussée à l’extrême : l’absence de formes, donc d’objets.

Un mur nu m’agréera toujours plus qu’une toile de maître. L’Art, lui aussi, encombre mes jours aux apparences si âpres.

Je me sens exquisément plus léger dans une existence dénuée au maximum de possessions matérielles que dans l’abondance

Partout, je cherche la simplicité. Aux mets sophistiqués de la gastronomie française je préfère les plats rustiques, sobres, basiques et sains de nos paysans. Quand il n’y a pas de de vin à table, je suis tout aussi content de boire l’eau claire de la pluie. Je roule à vélo plutôt qu’en voiture. Me laver à l’eau froide en hiver ne m’afflige nullement, au contraire pour moi c’est un jeu, un mode de vie tonique et équilibré.

Les imbécillités ordinaires (canapés, vacances, fauteuils, placards, véranda, électroménager, piscines privées, tondeuses à gazon, etc.) enchaînant tant de gens immatures à un cercle vicieux de consommation stérile sont pour moi des sujets de mépris et de dégoût.

Aux aspirations infantiles de cette humanité pitoyable pataugeant dans la vacuité matérialiste, j’oppose la dureté virile, désintéressée, incorruptible, noble et rédemptrice de mon glaive de seigneur.

 Et ce glaive, c’est mon verbe tranchant.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xx5d6p_vaines-possessions-raphael-zacharie-de-izarra_news#.UQmA2L_Rvns

4 commentaires:

louis a dit…

je veux bien...mais lorsqu'on aime pas tout ce qui est matériel, j'ai du mal à comprendre ce que vous faites avec un pc

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Louis,

Je n'ai jamais fait l'apologie de la NON POISSESSION j'ai juste dénoncé la possession inutile, supoerflue.

Je ne suis nullement contre le matérialisme mais contre ses excés.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Anonyme a dit…

Encore un fois en osmose avec vos idées. Les très rares fois où j'ai dû me rendre dans ces lieux immondes que sont les déchetteries afin de me debarrasser de quelques vieilleries usées jusqu'à la corde, je crevais de honte et je fus dégoûté de voir ce que la bêtise consumériste pouvait vomir quotidiennement dans ces grandes bennes destinées à soulager l'ordurière indigestion de l'humanité.

Lorenzo de Vicari

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Lorenzo de Vicari,

Et en plus je nai pas honte de "faire les poubelles".

Ceux qui devraient avoir honte sont les gaspilleurs. les mêmes qui se lamentent de la prétendue crise...

Raphaël Zacharie de IZARRA