mardi 8 novembre 2011

936 - Interview musclée pour le "MAGAZINE LITTÉRAIRE"

Raphaël Zacharie de IZARRA cela faisait un moment déjà que le “MAGAZINE LITTÉRAIRE” brûlait de vous interroger. Aujourd’hui c’est chose faite puisque vous avez aimablement accepté de répondre à nos questions. Désormais vous comptez enfin parmi les grandes figures littéraires panthéonisées par notre maison, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour vous qui êtes sensible aux honneurs.

Madame, vous êtes ravissante, avant tout permettez-moi de vous complimenter, j’y tiens. Je suis galant avec toutes les femmes. Je m'autoriserai juste une rectification : je crois que c’est le ML qui devrait être honoré de pouvoir m’interviewer et non l’inverse... Ceci dit en toute modestie. Je suis très demandé et n’accorde d’interviews qu’aux rédactions qui savent me faire sentir leur impatience, ce que le ML a su faire avec éclat et élégance dans le cas présent.

La modestie nous y voilà... C’est une qualité qui semble ne pas embarrasser votre vie littéraire Raphaël Zacharie de IZARRA ! Sérieusement vous êtes connu pour votre mégalomanie, êtes-vous bien certain d’avoir les moyens de la démesure de votre égo ?

Ma plume pour s’élever a besoin de légèreté. Ma vie littéraire est également une vie aérienne. En prenant de la bouteille -et pas qu’au sens figuré- je prends nécessairement de la hauteur, dans ces conditions comment voulez-vous faire preuve de modestie ? Dès que les pieds quittent le sol, la tête s’enivre. Considérer le monde d’en haut c’est le voir plus largement, donc  le comprendre mieux. Dès lors, monter c’est se diviniser un peu. Vous connaissez des dieux modestes vous ?

Raphaël Zacharie de IZARRA vous avez une prédilection affirmée pour les chanteuses mortes, les vénustés décédées, les exquises trépassées... La Camarde aurait-elle à vos yeux des charmes inavouables pour éprouver à son égard de si morbides transports ?

Détrompez-vous. Il se trouve que ma sensibilité izarrienne (qu’un vif souci esthétique motive et enflamme) est verticalement dirigée vers des sujets qui ne sont plus de monde, c’est un pur hasard. Mais je vois où vous voulez en venir. Vous faites allusion, je suppose, à feue madame Fawcett ?

Cette dinde hollywoodienne vous fascine prodigieusement, vous ne pouvez le nier Raphaël Zacharie de IZARRA. Pourrait-on en savoir un peu plus sur cette singularité de votre personnalité ?

Cette morte mondaine me captive, monopolise tous mes feux, en effet. Simple faiblesse d’esthète ou fulgurance mystico-amoureuse, qui saura ? Toutefois tout n’est pas perdu pour découvrir la vérité : l’explication à ce mystère se trouve sur la face cachée de la Lune. Si mes lecteurs souhaitent satisfaire leur légitime curiosité à propos de ma fascination pour la beauté de Farrah Fawcett, il leur suffit d’aller voir sur place, à 400 000 kilomètres de là.

Raphaël Zacharie de IZARRA vous vous moquez souvent des reporters, de votre lectorat, du monde en général... C’est pour vous une forme de fuite ? De pudeur ? De désinvolture ?

Rien de tout cela. Quand on me pose des questions idiotes voyez-vous, moi je réponds avec intelligence. C’est une manière pédagogique d’affirmer ma supériorité sur l’imbécillité de certains journalistes ou la bêtise de mes lecteurs qui ne comprennent pas des évidences. Je ne vois pas en quoi il est exceptionnel d’être hypnotisé par la beauté. Tout être sensible normalement constitué devrait réagir comme moi. Je suis parfaitement normal de ce côté-là. C’est l’indifférence à ce genre de cause qui est incompréhensible.

L’intelligence, vous en parlez souvent mais en faites-vous réellement preuve ?

Ma plume est la meilleure preuve de mon intelligence. Ecrire c’est agir. Moi j‘écris avec inspiration, avec fruit, avec art. Je chante des vérités oubliées, pénètre les coeurs, touche les âmes. Ma plume est une herse, je forme des sillons dans les champs de l’esprit. Travailler à l’élévation des hommes, à l’embellissement de l’Univers, telle est la glorieuse besogne izarrienne.

Vous plaisantez Raphaël Zacharie de IZARRA ?

Pas le moins du monde. Votre incrédulité signe d’ailleurs votre déchéance. Votre âme est à ce point corrompue par les hérésies du monde que le cynisme -le plus standardisé qui soit, le pire car involontaire : celui que partagent les honnêtes gens- a remplacé cette candeur originelle héritée à votre naissance...Votre tort est de ne pas avoir su conserver cette virginité , préférant servir des causes futiles, vulgaires, ineptes. Je suppose que l’argent, la profession, le rang social, la vanité, le matérialisme sont les raisons de votre réussite dans la bassesse.

Raphaël Zacharie de IZARRA, nous allons abréger cette interview. Encore une fois vous avez été trop loin. Le talent ne justifie pas l’insolence. Votre personnage est détestable. Les lecteurs du “Magazine Littéraire” apprécieront. Adieu monsieur.

Adieu madame.

FIN PRÉMATURÉE DE L’INTERVIEW

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Pitoyable!
c'est le seul mot qui me vient à l'esprit en lisant cet interwiew fabriqué
Ayons pitié pour l'assoiffé et affamé bavant d'envie de faire partie des sommités de la littérature

Anonyme a dit…

Déjà être fan d'un phare à facettes, cela en dit long sur l'énergumène. Etre ébloui par le rayon de soleil qui s'attarde sur une perle de rosée ou bien la lueur suave d'un matin givré, je le conçois. Mais flasher sur un stroboscope !!!! lumières synthétiques arrangées, rabibochées, quelle offense ! Izarra qui se vante de n'aimer que le vrai le pur le naturel....accordez vos violons heu vos pensées, moi je ne vous suis plus je ne vous comprends plus, vous êtes tellement contradictoire !

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Anonyme,

Cette interview, c'est du second degré.

Evidemment.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

Anonyme,

J'évoquais Farrah Fawcett à son âge de gloire. Vous me lisez partiellement.

Raphaël Zacharie de IZARRA