lundi 27 décembre 2010

899 - Considérations misanthropiques sur Noël

Certains n'aiment pas les rats, les araignées ou les asticots.

Moi je n'aime pas les chiens (leurs odeur et moeurs me dégoûtent, je ne supporte pas leurs aboiements et crains leurs crocs), les enfants (pas tous mais en général car peu d'entre eux sont des surdoués) et les vieilles gens séniles (les vieux retombant en enfance incarnent la déchéance de la fin de vie).

En bref je suis allergique à la vue des êtres faibles, sots, handicapés, diminués.

Je préfère voir les humains en pleine santé, intelligents, cultivés, habiles, talentueux, heureux, épanouis, radieux, glorieux.

Est-ce donc interdit d'avoir de telles préférences ?

J'aime voir les enfants heureux... de ne rien recevoir à Noël. Ces IZARRA en modèles réduits sont malheureusement assez rares.

Je préfère voir des enfants heureux à l'idée de faire ceinture à Noël, donc des enfants intelligents. Si les parents étaient assez pédagogues et courageux envers leur progéniture ils leur expliqueraient que les vrais cadeaux ne sont pas toutes ces sottises matérielles dont on les gave à Noël et même chaque jour de l'année mais l'intelligence, cette richesse de l'esprit. Un enfant assez intelligent pour comprendre qu'il doit être heureux de ne rien recevoir à Noël est infiniment plus plaisant à mes yeux qu'un de ces petits crétins ignares pourris de cadeaux qu'il ira revendre le lendemain sur EBAY ! (Parce qu'en plus ils ont l'ordinateur dans leur chambre avec l'accès à INTERNET, ce qui en soi est un cadeau quotidien qui vaut tous les Noël de leur vie !)

C'est Noël tous les jours dans notre société d'abondance mais combien s'en rendent vraiment compte ? Les enfants devraient s'émerveiller chaque jour de l'année non seulement de toutes les belles choses dont ils jouissent, mais aussi du ciel, de la nature et des étoiles au lieu d'attendre le jour de Noël pour commencer à écarquiller les yeux sur les inepties qu'on leur offre !

Les gamins de nos jours sont aussi abrutis que les parents : gavés de game-boy, de jeux en réseaux débiles, de téléphones portables et de programmes de décervelés débités par les bouquets de chaînes, ce sont des cancres analphabètes qui ne savent même plus apprécier les joies essentielles de l'existence. Surcouvés, "yaourtisés" à outrance, ce sont de futurs adultes souffreteux (ils n'ont plus d'anticorps à force de vivre sous des toits surchauffés) qui vont réclamer leur retraite dupontesque avant cinquante ans !

Nombreux parmi eux ne savent même pas ce qu'est une vache, une giboulée de mars ou une grenouille, emmitouflés qu'ils sont dans leurs cages à lapins anti-éducatives ! Ils s'imaginent que les poissons sont carrés et que les piercings sont des accessoires indispensables qui leurs son dus.

Génération "limacière" d'ignares blasés par les écrans, les fast-foods et les Noëls quotidiens car Noël avec eux c'est tous les jours de l'année mais tout comme leurs abrutis de parents ils ne s'en rendent même pas compte.

Aujourd'hui les enfants élevés à l'Iphone, rebelles et frondeurs, alcoolisés à 11 ans, dépucelés à 13 ans, ne savent plus s'émerveiller devant les choses simples de la nature et pourtant infiniment plus denses que leurs technologies de petits imbéciles incultes.

Cela dit je ne déteste pas vraiment les enfants : je n'apprécie que les enfants silencieux, intellectuellement surdoués, bien éduqués et socialement avantagés. S'ils ont hérité de la particule c'est encore mieux.

Quant à la progéniture des Dupont, elle m'incommode singulièrement.

Je suis réellement allergique à la bêtise infantile et parentale, ce n'est pas de la provocation de ma part de dire cela mais la simple et banale vérité.

Voir la beauté du monde permet d'avoir la volonté de lutter contre sa laideur.

C'est précisément ce que je fais ici, je ne me focalise pas sur la laideur du monde, bien au contraire : c'est sa beauté qui m'intéresse, d'où ma préférence pour les être aboutis, expérimentés, sages, intelligents. Le simple fait de savoir poser un regard émerveillé sur la beauté des choses et non de s'attarder sur leur laideur suffit à embellir le monde, même si par ailleurs on ne fait pas nécessairement la démarche active de redresser la laideur.

Je n'ai pas le culte imbécile et politiquement correct de l'enfance si cher à notre société démagogue, même si j'estime être un authentique Peter Pan par ailleurs, ce qui n'a rien de paradoxal. L'enfance est un paradis quand on y est mais dès qu'on est un adulte l'enfance -du moins celle des autres- est considérée comme un handicap, un état de dépendance, de faiblesse et d'ignorance. J'ai fait un stage dans une maison de retraite pour grabataires en 1991 : je pense la même chose en ce qui concerne la vieillesse sénile. J'avais pitié de ces vieux finissant leur existence dans la misère mentale et physique et certains m'insupportaient dans leur gâtisme, souillant leur literie d'excréments.

Je ne vois rien de glorieux à torcher des vieillards. Je trouve dégradant et déplacé de s'enorgueillir de cet acte faussement charitable puisque la prétendue élévation d'âme de la personne soignante est au prix de la misère de ces vieux. La vraie charité ne serait-elle pas de faire le sacrifice de sa propre humilité afin de servir une cause heureuse ?

Voir mon texte biographique N°781 à ce sujet "L'étable des morts-vivants" :


Contrairement à la mère Térésa qui semblait se complaire dans les odeurs rances de la vieillesse miséreuse de Calcutta, je préfère les parfums nobles de la vieillesse radieuse. Certes elle soulageait la misère et c'est très louable, mais elle n'avait pas tellement de mérite puisque c'était précisément sa vocation. Elle ne pouvait chrétiennement rien faire d'autre dans sa vie.

Ce qui n'est pas mon rôle à moi : IZARRA n'est pas mère Térésa.

Chacun doit être à sa place et y faire son travail et la mienne n'est pas à Calcutta mais ici dans la démythification des cadeaux de Noël que je nomme "imbécillités pour petits crétins déjà gavés toute l'année".

Je déteste le Père Noël, scorie publicitaire typiquement yankee pour le Coca-Cola !

Rappelons que le Père Noël est une invention marketing des années 1940 pour vendre du Coca-Cola. C'est pour moi l'image de la décadence mise sur le trône mensonger d'une tradition qui n'est ni la nôtre ni même légitime pour ses créateurs (les publicistes américains) qui ont dévoyé le message de Noël pour en faire un coup marketing de longue durée.

Rien à voir avec le véritable Noël !

Les pères Noël qui traînent dans les zones commerciales où ils sont payés à l'heure ne me font pas rêver.

Ce sont même des tue-rêve par excellence.

Tout n'est que récupération commerciale, les enfants sont décidément bien trop bêtes pour ne pas le voir ! Pendant qu'ils rêvent, les adultes manipulateurs, cyniques, se frottent les mains et les parents, abrutis au dernier degré, ouvrent leur porte-monnaie sans compter.

Enfants rois = parents esclaves.

Quand j'étais petit naïvement je pensais que les forains étaient heureux de me faire monter sur leurs manèges. Adultes, j'ai compris qu'ils n'en ont rien à faire de la joie des enfants. Seul leur importe l'argent que leur rapportera leurs sourires hypocrites (quand ils l'affichent car la plupart du temps les forains ont une mine crapuleuse et montrent à longueur de temps leur mauvaise humeur).

Quel sens peut avoir Noël quand c'est Noël tous les jours ?

Pour moi un vrai Noël qui me fait réellement rêver c'est un Noël dépouillé dans le froid hivernal, un Noël pieux en contact avec les âpres éléments, un Noël monacal où seul l'essentiel comble les âmes lassées de l'abondance matérielle qui étouffe l'esprit.

Lisez mes contes de Noël, révélateurs de ma pensée: ils traitent tous du renoncement aux artifices pour un retour à l'essentiel.

Les imbécillités relatives au Noël païen, depuis la bûche aux édulcorants jusqu'aux cadeaux obscènes (jeux vidéos martiaux et Iphones) ou mièvres au bas du sapin clignotant (qui parfois, comble de l'horreur, est en plastique) m'ennuient mortellement, ne me font pas rêver du tout. Je trouve tout cela fort trivial, vulgaire, pesant, indigeste et finalement vide.

Je préfère me promener seul la nuit sous la neige loin des écrans, du bruit parasite et de tous les artifices de la vie moderne, chose que je fais d'ailleurs à chaque fois qu'il neige.

Pour être honnête je dois préciser que j'apprécie les veilles et nuits de Noël pour la raison que l'espace public se dépeuple agréablement de toute roture, trop occupée qu'elle est à festoyer devant la télévision. Il est délicieux de me promener en campagne dans le froid de la nuit pendant que le reste du monde me laisse en paix. Cela dit je trouve quand même dommage que ces gens se privent de cette joie pure et virile consistant à renoncer à leurs imbécillités de Noël. Pour aucun Noël profane au monde je n'échangerais mes belles promenades nocturnes contre une soirée de télévision dans une pièce surchauffée dégoulinante de guirlandes et de cadeaux clinquants.

Enfin, remuer un chiffon rouge devant un taureau ou bien le flatter avec des gerbes de foin sont les meilleurs moyens de canaliser son énergie à notre profit. On applique la même méthode aux humains sauf que les mots agissent tantôt comme des aiguillons, tantôt comme des caresses. Les hommes politiques savent user à la perfection de cette ruse vieille comme le monde.

Les buts sont assez divers mais ici il consiste à éprouver les caractères, mesurer les intelligences.

Le surenchérissement izarrien est un excellent test pour mes interlocuteurs.

Il y en a qui répondent par l'humour à mes chiffons rouges, d'autres par la rhétorique, d'autres encore par l'injure.

10 commentaires:

Ama a dit…

Très bien vu et dit.
Être-Ange

Anonyme a dit…

Sa va mieux ?

Ama a dit…

Anonyme,
Ça va pas la différence entre l'adjectif possessif féminin "sa" et le démonstratif "ça"....La logique de la question non plus....
Être-Ange

Anonyme a dit…

Noel:

Bluff commerciale à la sauce païenne, qui apprend aux enfants débauchés que leurs parents ne sont que des menteurs lorsqu'ils s'apercevront que le seul père Noel qui existe est une ordure.

filledemnemosyne a dit…

a) Les araignées
b) La belle écriture
c) internet cadeau au quotidien (enfin presque...)
d) aucun culte particulier voué à l'âge quel qu'il soit
e) gloire dans la défense de la liberté de pensée
f) ha, ha, ha! Touché!
g) crois à la magie de Noël...
h) cherche où il y a "virilité" à renoncer aux imbécilités mercantiles de Noël ?
i) totalement désintéressée par les imbécilités mercantiles de Noël.
j) signe du taureau...entrainée au daltonisme pour rester glorieuse.
k) ha, ha, ha ! re touché !
l) verdict du test?

Raphaël Zacharie de IZARRA a dit…

filledemnemosyne,

Le test c'est en plus car le contenu de ce texte est authentiquement izarrien : je déteste réellement les fausses valeurs relatives au matérialisme outrancier ainsi que la pensée molle consistant à faire de nos enfants des petits crétins blasés de tout.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Laura a dit…

Quel est le but du commentaire laissé sur mon blog?

filledemnemosyne a dit…

Je ne vais pas dire ce que n'est pas Noël, vous avez tout dit. Je vais plutôt dire l'image que j'en ai.

Noël, c'est le soleil, paille d'hiver. Des eaux miroirs qui reflètent les troncs blancs des bouleaux. Des cornouillers nus dévoilant leurs branchages vermillons, des buissons de baies de houx et de fragons.
Des vitres givrées sur fond de ciel bleu derrière lesquelles chantent des rouges-gorges.

Les images de Noël ce sont les enluminures d'un psaume aux pigments de la terre, des livres oubliés dans lesquels Gerda et Kay rencontrent la Reine des neiges, se cachent des patins d'argent; c'est une toile flamande de Bruegel.

C'est un film polonais en noir et blanc, diffusé pendant des vacances d'un décembre lointain et qui, sous le titre français de "La pantoufle dorée" racontait les aventures d'un sculpteur au temps des cathédrales.
Ce sont encore les larmes d'émotion de mon pére à l'écoute de l'Avé Maria. C'est Sœur Marie-Cécile, infirmière dans les années 70.

La magie de Noël, ce sont les odeurs de l'enfance. De café et de brioche tressée dorant dans le four. Une crèche de plâtre abritée sous une roche de papier étoilé.

Noël, ce sont mes cours d'Histoire de classe de cinquième et ce professeur qui savait les rendre tellement intéressant.
Noël c'est aussi la géographie des livres. Toute la Laponie, les pays scandinaves, la Russie, les étendues couvertes de sapins enneigés.
Ce sont Bethléem, Jérusalem, et les palmiers dattiers.
Des oranges plantées de clous de girofles. Des anges découpés dans du papier doré.

C'est un bon ouvrage de chevet que l'on retrouve comme on retrouverait un amant.
Ce sont mes amis(es) à moi, petits trésors secrets.
Ce sont des poèmes écrits d' or et de sang, les griffes de la plume sur le vélin de l'âme.
C'est l'étoile du berger. C'est un rêve de liberté. Des albums de souvenirs privés.
Noël, c'est être heureuse de connaitre tout cela. C'est être heureuse de vivre. Et ne plus avoir peur de mourir.

Anonyme a dit…

ca va pas mieux AMA

Anonyme a dit…

Remettons une fois de plus les choses à la place qui est la leur !
Comme à votre habitude, les choses son tronqués, faussés et orienté selon votre pensé propre. Coca-cola n'est que arrivé que bien tardivement dans cette histoire.

Les origine du père Noël

C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.

Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais.

On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge.

Chaque région de France lui donna un nom différent :
le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie,
" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais,
" Olentzaro " dans le pays basque ou encore
" Barbassionné " en Normandie.


Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.

En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.


1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.

En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis.

C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola.

Un petit tour par ici ferait le plus grand bien a votre culture !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pere_Noel

Iah-hel