mardi 15 mai 2007

120 - Osez penser !

Sans culture, sans réflexion, l'homme n'est rien. Sans instruction, sans outils pour penser, sans références culturelles, sans structure valable pour l'esprit, sans apprentissage de la pensée, sans éducation du goût, sans élévation de la pensée, l'individu est un parfait abruti tout juste capable d'écouter du rap, d'ânonner "Nique ta mère", et incompétent pour savourer dignement les belles choses de l'existence. La culture et la réflexion donnent des ailes, libèrent des chaînes de l'abrutissement collectif. Je refuse de me laisser manipuler par le discours ambiant nivelé vers le bas.

Ainsi la "sous-pensée" arrive par le téléthon, l'écologie, la lutte contre la pollution, la défense des lointains animaux, la sensibilité populaire vis-à-vis des malheurs les plus médiatiques, les plus photogéniques, la grande ruée vers l'éclipse, les festivités de l'an 2000... Tout cela c'est de l'abrutissement total de foules. Je ne dis pas qu'il faut s'exclure des événements notables de la société ni ne pas s'engager dans quelque combat digne de ce nom, là n'est pas le propos. Ce que je reproche à ces chevaliers du dimanche, à ces épiciers-héros, c'est la manière d'arriver à ces fins, même si elles sont louables en soi : en se laissant abuser l'esprit, manipuler le mental, conduire comme des moutons dans la bergerie cotonneuse de la pensée molle.

J'ai en moi quelque chose qui fait cruellement défaut à la plupart de mes semblables : le sens aigu de la critique. Je ne suis pas un esprit qui se laisse aisément convaincre et conditionner par des petites vérités scolaires. Je ne suis certes pas facile à vivre. Je ne suis effectivement pas n'importe qui, comme certains peuvent le constater avec douleur. Non, je ne suis pas un esprit plein de guimauve et de tiédeur. Je ne me suis jamais laissé abrutir par le discours ambiant de cette société. Mes contemporains sont en général assez mous, inconsistants, bovins jusqu'à l'extrême. Je ne suis pas un veau de français moyens.

Sachez que je ne fais pas partie de ces masses éduquées par les médias et la télévision et nourries aux roses granulés de la sensibilité maximale et de la pensée minimale.

Dans cette société je ne veux pas être un loup comme certains, ni un renard comme d'autres, ni un mouton comme la majorité. Je veux seulement être un oiseau, un aigle, et voler au-dessus de la mêlée.

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