mardi 15 mai 2007

106 - Ces monstres appelés "surdoués"

En spectateur attentionné et critique, j'ai cru bon de devoir regarder une émission télévisée populaire traitant du phénomène curieux et monstrueux de ceux que l'on nomme avec beaucoup de considération les "surdoués".

Les "surdoués" en question, sujets de tant d'attention, ne se sentaient nullement supérieurs, comme ils le disaient si bien. D'ailleurs cela eût été fort mal vu, très "télégéniquement incorrect" si tel avait été le cas. Cependant l'on admettait parfaitement que ces nabots reconnussent en eux une espèce d'infériorité due à leur différence. Etrange... Se sentir supérieur serait une aberration, une insulte envers l'humanité entière, tandis que se sentir inférieur serait louable ?

Afin que ce sentiment d'infériorité si bien toléré par la société puisse avoir la moindre signification, il faudrait qu'en contre-partie le sentiment opposé, la supériorité, puisse être également admis dans les coeurs. Reconnaître le sentiment d'infériorité chez soi comme une réalité qui n'offense en rien le nom de l'humanité (et même parfois en faire l'éloge par pure confusion avec le sentiment d'humilité) oblige à admettre que le sentiment de supériorité est une chose aussi réelle, aussi naturelle à l'homme. La signification sociale d'un sentiment, qu'elle soit négative, neutre ou positive, n'ôte en rien la réalité de ce sentiment.

Si hors contexte social le sentiment d'infériorité est légitime à l'homme, à l'individu, au surdoué, pourquoi dans l'absolu le sentiment de supériorité ne le serait-il point ?

Personne n'éprouverait donc ce naturel sentiment de supériorité ? A moins que personne ne veuille avouer ouvertement, soit par éducation, soit par humilité mensongère, qu'il se sent supérieur à son voisin...

Moi je me sens supérieur à mon voisin.

Je n'ai pas besoin de me faire élire surdoué ou sous-doué pour cela. Le sentiment d'infériorité ou de supériorité n'est pas l'apanage des cancres ou des premiers de la classe. En tous cas je n'ai pas cette coquetterie déplacée de jauger le coeur et l'esprit d'une manière aussi convenue. S'il fallait attendre d'être un surdoué pour se sentir supérieur à son voisin, ce serait quand même bien dommage !

Ou bien ces petits surdoués sont de véritables petits saints, ou bien je suis un monstre d'égocentrisme et de cynisme.

Je me moque du Q.I. supérieur de mon égal. L'individu est fort heureusement autre chose qu'un simple Q.I. Mais allez donc faire comprendre cela à des géniteurs moyens empressés de donner des ailes au fruit banal de leur hyménée banal...

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Qui est Raphaël Zacharie de IZARRA ?

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Oisif mélancolique, oiseau unique, ange joliment plumé, ainsi se présente l’auteur de ces lignes (une sorte de Peter Pan cruel et joyeux, mais parfois aussi un rat taciturne). Au-delà de cette façade mondaine, loin de certaines noirceurs facétieuses j’ai gardé en moi une part de très grande pureté. Dans mon coeur, un diamant indestructible d’un éclat indescriptible. Cet éclat transcendant, vous en aurez un aperçu à travers mes modestes oeuvres. Est-ce une grâce de me lire, pensez-vous? Osons le croire.